Le FOPICA mise sur de nouveaux mécanismes de financement – Aps.sn

organisée en marge du festival ‘’Dakar court’’.
‘’L’idée est simple, on s’est rendu compte qu’il y a de plus en plus des mécanismes de financement qui commencent à émerger au niveau national, dans plusieurs pays, mais il n’y avait pas véritablement un levier pour mutualiser ces ressources’’, a expliqué M. Cissé.
Selon lui, l’esprit de ce partenariat liant le FOPICA, le Fonds Image et le FONSIC est de ‘’développer ce mécanisme et permettre aux cinéastes africains de présenter des projets beaucoup plus ambitieux’’.
‘’Le projet a commencé depuis quelques mois, et c’est la première fois que le FOPICA informe le public de ce sujet’’, a indiqué Abdoul Aziz Cissé, qui considère que ‘’cette mise en réseau est importante’’.
Le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle fait partie d’un réseau de neuf fonds africains, dont ceux du Burkina Faso, de la Centrafrique, du Gabon, de Madagascar, du Rwanda et du Togo, désormais associés au fonds Clap ACP.
Le FONSIC de la Côte d’Ivoire est codemandeur de ce fonds depuis 2019.
Enrico Chiesa, coordinateur du fonds Clap ACP à l’OIF, a rappelé que la Côte d’Ivoire avait déjà une expérience de financement international avec des projets comme le film ‘’Atlantique’’ de la Franco-sénégalaise Mati Diop, mais aussi le dernier film ‘’Desrances’’ de la Burkinabè Apolline Traoré.
Le fonds Clap ACP, dédié aux pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, reçoit, selon lui, une contribution financière de l’Union européenne et bénéficie du soutien de l’OEACP.
‘’C’est un appui direct à la production cinématographique et audiovisuelle, un nouveau mécanisme de financement qui répond à la préoccupation des professionnels du cinéma. Il permet d’apporter à la fois un supplément de financement et un accompagnement professionnel à des projets coproduits par au moins deux pays ACP’’, a-t-il indiqué.
Selon Enrico Chiesa, les pays ACP peuvent ainsi cumuler les trois types d’aide sur le même projet : l’aide à la production, le développement et la finition.
L’OIF lance, dans ce cadre, quatre commissions par an dont deux commissions documentaires-séries (avril et septembre) et autant de commissions cinéma-fiction (mai-septembre) d’un montant de 240.000 euros, environ 156 millions 659 mille 101 francs CFA, pour chaque session hors bonus.
Selon le coordinateur du projet, grâce à ce fonds, l’OIF a doublé le montant de ses aides aux films et séries d’Afrique subsaharienne et des Caraïbes.
Huit des 32 projets soutenus par le programme Clap ACP impliquent un producteur ou un coproducteur basé au Sénégal, souligne l’OIF.
Il s’agit de cinq projets soutenus par l’OIF, parmi lesquels ‘’Le lion de la Téranga’’, du réalisateur rwandais Joel Karekezi, coproduit par la Sénégalaise Kati Lena Ndiaye (Indigo Mood Dakar), et ‘’Dimanche à Bamako’’, série produite par les Maliens Toumani et Emma Sangaré, qui vivent à Dakar.
Pour les trois projets soutenus par le FONSIC, il y a ‘’Zion music’’, un documentaire de Rama Thiaw (Boul Fallé Images), ‘’Nyala’’, une série ivoirienne coréalisée par Angèle Diabang, et ‘’Rouge à lèvres’’, une série ivoirienne réalisée par Serigne Dramé et coproduite par Lahad Wone (Buzz Studios).
FKS/BK/ESF

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