[hal-02360434] Orgues, Musiques et Musiciens à Sainte-Élisabeth – Hal : archives ouvertes – ano.nymous@ccsd.cnrs.fr.invalid (Christophe d’Alessandro)

Les autres sources secondaires sont constituées par : 1° le corpus, relativement modeste, de devis et réceptions d’instruments de Suret qui ont été conservés (et que nous nous proposons de publier intégralement bientôt) ; 2° les ouvrages publiés mentionnant l’instrument ou la paroisse, les études récentes sur l’orgue français du 19ème siècle, qui sont citées au fur et à mesure de leur utilisation dans les pages qui suivent ; 3° les rares photographies anciennes de l’instrument. Mis à part les archives, les imprimés et photographies, la première source d’information reste l’examen de l’instrument lui-même, examen complété par les analyses des facteurs d’orgues. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage trois parties principales et relativement indépendantes. La première partie est organologique, sous forme de la présentation assez détaillée de l’instrument actuel, fruit de la construction de Suret en 1853, puis de la restauration de Gutschenritter en 1959, et de la restauration de Giroud en 1999. Ce n’est cependant pas un relevé technique complet. Un tel relevé aurait dû comprendre aussi les mesures de tous les tuyaux et autres éléments, et il n’a guère de sens pour un instrument fraîchement restauré. Les personnes intéressées peuvent consulter directement le facteur d’orgues. Lors de la première restauration l’instrument original a été profondément altéré afin d’en faire un autre instrument, au service d’une autre esthétique. La seconde restauration (par la manufacture Giroud, dirigée par Michel Giroud, maintenant Giroud Successeurs, dirigée par Jacques Nonnet), pensée comme un retour à l’instrument ancien, a reconstruit les parties détruites dans l’esprit, sinon la lettre à jamais perdue, de Suret. La seconde partie est historique. Toutes les sources connues sur l’instrument de Sainte-Élisabeth sont citées et commentées. Des sources perdues sont reconstituées, comme un devis supposé, et une tentative de prix. Exercice instructif et intéressant à faire. Ce devis supposé n’a aucune valeur historique, et nous espérons que le lecteur nous le pardonnera. A partir du 20ème siècle, des devis de restauration se succèdent. Nous les avons également cités in extenso afin de contribuer aussi à l’histoire de l’esthétique néoclassique, dont on trouve ici des devis de la plupart des maisons importantes, en premier lieu Gonzalez, mais aussi Gloton, Haerpfer, et Gutschenritter. Ensuite les deux restaurations du 20ème siècle sont exposées en détail, avec l’appui de documents photographiques. La troisième partie est musicologique. Les relations entre orgue et art lyrique étant particulièrement étroites à Sainte-Élisabeth, cet aspect important de la musique d’orgue du 19ème siècle est tout d’abord discuté. Les musiciens et événements musicaux principaux à Sainte-Élisabeth pendant les deux derniers siècles, en insistant sur le 19ème, sont évoqués. Le premier titulaire de l’orgue, Auguste Bazille, fait l’objet d’un plus grand développement. Tous les titulaires du grand-orgue sont mentionnés, ainsi que quelques éléments de leur musique, lorsqu’elle a été conservée. Ce chapitre s’achève en ouverture, en formulant le voeu que les musiques anciennes et les musiques nouvelles continuent longtemps de résonner aux grandes orgues, sous les voûtes de Sainte-Élisabeth. L’essentiel des archives sur la paroisse et a fortiori sur l’orgue de Sainte-Élisabeth est aujourd’hui manquant, et fort probablement perdu. Pour le 19ème, il ne reste rien si ce n’est le premier registre du conseil de fabrique (1807-1819), et une partie des archives ecclésiastiques, restreintes aux nominations des curés et à quelques lettres diverses, mais aucun compte. En l’absence de sources primaires, le travail historique a donc emprunté ici les chemins de l’enquête, avec recherche d’indices indirects et de sources secondaires. Une partie significative de ces sources secondaires est fondée sur les journaux de l’époque, que l’on commence à pouvoir consulter plus facilement grâce en particulier aux campagnes de numérisation de la Bibliothèque Nationale. Les autres sources secondaires sont constituées par : 1° le corpus, relativement modeste, de devis et réceptions d’instruments de Suret qui ont été conservés (et que nous nous proposons de publier intégralement bientôt) ; 2° les ouvrages publiés mentionnant l’instrument ou la paroisse, les études récentes sur l’orgue français du 19ème siècle, qui sont citées au fur et à mesure de leur utilisation dans les pages qui suivent ; 3° les rares photographies anciennes de l’instrument. Mis à part les archives, les imprimés et photographies, la première source d’information reste l’examen de l’instrument lui-même, examen complété par les analyses des facteurs d’orgues. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage trois parties principales et relativement indépendantes. La première partie est organologique, sous forme de la présentation assez détaillée de l’instrument actuel, fruit de la construction de Suret en 1853, puis de la restauration de Gutschenritter en 1959, et de la restauration de Giroud en 1999. Ce n’est cependant pas un relevé technique complet. Un tel relevé aurait dû comprendre aussi les mesures de tous les tuyaux et autres éléments, et il n’a guère de sens pour un instrument fraîchement restauré. Les personnes intéressées peuvent consulter directement le facteur d’orgues. Lors de la première restauration l’instrument original a été profondément altéré afin d’en faire un autre instrument, au service d’une autre esthétique. La seconde restauration (par la manufacture Giroud, dirigée par Michel Giroud, maintenant Giroud Successeurs, dirigée par Jacques Nonnet), pensée comme un retour à l’instrument ancien, a reconstruit les parties détruites dans l’esprit, sinon la lettre à jamais perdue, de Suret. La seconde partie est historique. Toutes les sources connues sur l’instrument de Sainte-Élisabeth sont citées et commentées. Des sources perdues sont reconstituées, comme un devis supposé, et une tentative de prix. Exercice instructif et intéressant à faire. Ce devis supposé n’a aucune valeur historique, et nous espérons que le lecteur nous le pardonnera. A partir du 20ème siècle, des devis de restauration se succèdent. Nous les avons également cités in extenso afin de contribuer aussi à l’histoire de l’esthétique néoclassique, dont on trouve ici des devis de la plupart des maisons importantes, en premier lieu Gonzalez, mais aussi Gloton, Haerpfer, et Gutschenritter. Ensuite les deux restaurations du 20ème siècle sont exposées en détail, avec l’appui de documents photographiques. La troisième partie est musicologique. Les relations entre orgue et art lyrique étant particulièrement étroites à Sainte-Élisabeth, cet aspect important de la musique d’orgue du 19ème siècle est tout d’abord discuté. Les musiciens et événements musicaux principaux à Sainte-Élisabeth pendant les deux derniers siècles, en insistant sur le 19ème, sont évoqués. Le premier titulaire de l’orgue, Auguste Bazille, fait l’objet d’un plus grand développement. Tous les titulaires du grand-orgue sont mentionnés, ainsi que quelques éléments de leur musique, lorsqu’elle a été conservée. Ce chapitre s’achève en ouverture, en formulant le voeu que les musiques anciennes et les musiques nouvelles continuent longtemps de résonner aux grandes orgues, sous les voûtes de Sainte-Élisabeth.

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