«MON AMBITION POUR LA PRESSE CULTURELLE…» – Seneplus.com

reculées. Il s’agira pour nous de travailler afin d’amener les journalistes des régions à s’intéresser davantage à la chose culturelle. Nous allons aussi, avec la crédibilité et la notoriété dont bénéficie l’association, faire d’elle, au-delà de ses objectifs pour ses membres que sont les journalistes, un organe de conseil, d’orientation, d’accompagnement et de critique pour les acteurs culturels, la tutelle à savoir le ministère de la Culture et de la Communication et ses démembrements. Sur ce, je précise que nous ne pouvons pas aller sans ces derniers. Ils sont nos partenaires privilégiés particulièrement les artistes. En des termes simples, ils sont pour nous journalistes culturels, notre matière première. En somme, nous voulons faire de l’Association de la Presse Culturelle un outil indispensable dans toutes les politiques ou initiatives culturelles dans ce pays. On constate que l’Apcs est discrète au niveau de l’organisation d’événements… Discrète, c’est relatif. L’Apcs bouge et fait bouger les lignes en matière culturelle. Nous sommes certes des culturels, mais nous travaillons sans faire de bruit. En plus, pour organiser des évènements, il faut en avoir les moyens. Il y a un proverbe chinois qui dit : « Quand on a des moyens, on organise ». Mais on dispose de peu de moyens. Chaque année, nous marquons et célébrons à notre manière les événements culturels marquants. Nous n’avons pas besoin de publicité pour exister.
Les autres structures sont aussi très proches et souvent soutenues par la tutelle pourquoi pas votre association?
L’Association de la Presse Culturelle du Sénégal n’a aucun problème avec son ministère de tutelle. Nous avons de bons rapports. Avec notre crédibilité et notre respectabilité, le ministère nous associe à tout ce qu’il fait et vice et versa. Le soutien, il est aussi souvent de mise de façon spontanée surtout quand on organise. Il peut être financier, matériel ou logistique par exemple. C’est juste ça et je pense que ça doit être ainsi, car l’Apcs se veut autonome. Nous sommes ouverts à tout le monde. Nous travaillons avec tous ceux qui sont épris de culture. Mais nous voulons toujours garder notre liberté de ton. La proximité est là, nous la gérons avec une certaine distance critique. La culture est souvent le parent pauvre au niveau des rédactions.
Pensez-vous pouvoir faire bouger les choses à votre niveau?
Oui ! Comme vous le constatez, malheureusement, la culture est traitée en parent pauvre dans les rédactions. Et cela est une question qui ne date pas d’aujourd’hui. Ce qui est vraiment malheureux. C’est vrai que ça va être difficile de changer les habitudes. Raison pour laquelle nous comptons, dès les prochaines semaines, effectuer des visites dans les rédactions pour une prise de contact avec les responsables. Il s’agira de leur rappeler l’importance de la culture dans les médias. Cela afin qu’ils accordent plus de places aux actualités culturelles. Occasion aussi de discuter avec les confrères autour des enjeux et opportunités culturels afin de susciter en eux l’intérêt de parler de la culture.
Comment comptez-vous rendre plus dynamique et plus attirante l’association?
D’abord, c’est veiller à ce que sa crédibilité déjà acquise ne souffre d’aucune ambiguïté. Que l’association soit présente partout où l’objectif ou l’intérêt est la valorisation et la promotion de la culture au Sénégal, en Afrique et dans le monde. Participer à l’animation et à la vulgarisation de toutes les initiatives culturelles sous-secteur par sous-secteur. Le dynamisme et l’attrait passeront aussi par notre capacité à susciter, auprès des journalistes, plus d’engouement à adhérer à l’Apcs et à traiter des questions liées à la culture. Bref, continuer à être des passionnés de la culture, des militants et des soldats.
N’êtes-vous pas effrayé par la lourdeur de la tâche et le nombre de défis?
Lors de mon élection, j’ai dit à la presse et devant les membres du nouveau bureau, que c’est une lourde responsabilité qui nous attend. Et c’était comme vous venez de le dire en référence à la lourdeur de la mission et des nombreux défis qui nous attendent. Nous ne devons pas faire moins que l’équipe sortante. Et pour réussir ce pari, il faudrait qu’on ménage tôt notre monture. Oumy Regina et son équipe ont beaucoup fait. C’est avec elle que l’Apcs a eu sa reconnaissance juridique avec son récépissé en poche. Ce, sans compter les énormes actions menées tout au long de leur mandat. Si on y pense, c’est parfois pesant et effrayant. C’est pourquoi j’appelle les uns et les autres à faire montre d’engagement et de détermination car la mission est exaltante. Elle est loin d’être facile.
Comptez- vous rencontrer le ministre de la culture et de la communication ?
Naturellement nous allons le rencontrer. Il est notre ministre de tutelle et notre partenaire numéro un. Ne pas le rencontrer serait un crime de lèse-majesté. Le président de la République est le protecteur des Arts et des Lettres et le ministère de la Culture est en quelque sorte son bras armé dans ce domaine. C’est lui qui est chargé de traduire en action sa politique culturelle. Donc, il serait inconcevable que le nouveau bureau de l’Apcs n’associe pas le ministre à ses activités pour une prise de contact officiel et lui exposer notre feuille de route.
Quelles seront vos priorités durant votre mandat?
Massifier l’association, l’ouvrir davantage et travailler pour une visibilité plus accrue. Nous préparons notre première réunion de bureau et ce sera certainement l’occasion de définir nos priorités.

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