Conférence-débat : promouvoir l’identité culturelle bantu – ADIAC Congo – Grace Merveille Ngapia (stagiaire)

Ed Chevry Diaz Kouamala, quant à lui, a planché sur l’art et la culture bantu. Le conférencier pense que l’art et la culture constituent l’âme d’un peuple. Pour lui, un peuple qui ne connait pas son origine, sa culture, est un arbre sans racine. A cet effet, le peuple bantu doit connaitre sa vraie culture, la vivre et la transmettre aux générations futures, a-t-il souligné.

« C’est de cette manière que nous pouvons promouvoir la culture bantu et l’imposer dans notre monde dominé par la culture occidentale. Nous devons créer avec nos artistes des contenus sur des réalités qui sont les nôtres, donner plus de valeurs à nos langues nationales », a indiqué Ed-Chevry Diaz, journaliste culturel, ajoutant que le peuple bantu doit faire une marche arrière car le passé doit nous servir d’appui pour aller vers l’avenir.

L’orateur a également fait savoir que le patrimoine culturel, matériel et immatériel des peuples bantus est constitué de masques, de statuts, des danses, des contes, des traditions orales, du génie esthétique et bien d’autres, ceux-ci sont considérés comme étant la sorcellerie.

« L’homme noir est capable de rejeter sa tradition, sa religion, brûler ses masques pour s’adapter à la culture occidentale », s’est indigné le conférencier.

Il a, par ailleurs, évoqué que l’habillement, la danse font également partie du patrimoine culturel bantu. « Certaines personnes pensent que bien s’habiller c’est porté un costume avec cravate. Lorsque vous mettez une chemise en pagne ou en raphia, vous devenez un objet de curiosité. La rumba, le kiébé-kiébé considérés par la nouvelle génération de musiques des vieillards, pourtant ces musiques sont d’une grande richesse spirituelle », a-t-il dit

Ed Chevry Diaz Kouamala s’inquiète aussi du comportement des artistes musiciens africains qui se tournent vers le métissage, cette manière de faire conduit à la dépravation des mœurs et non à l’éducation.

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