« Dassandaga de Laongo » : Le tourisme interne pour booster l’économie locale – Quotidien Sidwaya – Quotidien Sidwaya

Pour lui, ce site doit donc, en termes de fréquentation, retrouver son lustre d’antan. « Tout site touristique doit vivre grâce à une promotion tous azimuts. L’organisation du Dassandaga de Laongo s’inscrit donc cette dynamique », a expliqué le DG de l’ONTB. En outre, cette manifestation, au-delà de son aspect festif, ambitionne, a-t-il poursuivi, de consolider la cohésion sociale entre les huit villages qui se « partagent » le site de Laongo. « Grâce aux activités génératrices de revenus autour du site et une visite plus accrue des touristes, l’économie locale, de la région du Plateau central et partant celle du pays sera développée », a ajouté M. Congo avant de décliner les principales articulations du « Dassanga de Laongo ».

Trois panels sur le « Tourisme et cohésion sociale », « Tourisme durable pour un meilleur développement économique et social » et « Contribution des sociétés minières au développement local et attentes des acteurs » seront, a-t-il dit, les activités-phares de ces 72 heures du « Dassandaga de Laongo ». Il y aura, aussi, a-t-il précisé, des visites guidées, la « Nuit culturelle de Laongo » et une foire locale consacrée aux principaux produits de la localité. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango. A l’entendre, Laongo est une « belle carte de visite » dont la renommée a franchi les frontières du Burkina Faso.

« Nous avons de l’or sous nos pieds. Il nous appartient donc de nous donner la main pour préserver et valoriser ce site. Car, le tourisme est un secteur dont les importantes retombées économiques peuvent contribuer au développement de tout pays », a-t-il fait savoir. Toutefois, la préservation de l’environnement nécessite, à son avis, que les Burkinabè, et ressortissants de Laongo et environnants en particulier deviennent des défenseurs de la nature. « C’est à cette condition que nous léguerons à nos enfants un environnement viable. Car, Laongo relève de l’éco-tourisme. Nous devons, par conséquent, éviter toute action qui pourrait contribuer à sa dégradation », a conseillé le ministre Sango, tout en invitant les Burkinabè à visiter régulièrement le site « éco-touristique » des sculptures sur granite de Laongo.

W. Aubin NANA

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