Livre : « Seule la lutte libère ! » d’Emma Mireille Opa Elion plaide pour le combat de la femme – Adiac-congo.com

au Congo, mais au sein des sociétés africaines en général au détriment de la gent féminine.
Pour le préfacier qui s’est dit particulièrement sensible d’avoir été associé à cet essai qui postule à l’émancipation de la femme en même temps qu’il met l’accent sur le long chemin qu’elle doit parcourir pour atteindre les rivages ensoleillés de l’égalité, l’auteure ouvre le champ à une profonde réflexion sur les mesures vigoureuses à mettre en œuvre pour contrer le poids des traditions et des coutumes barbares qui sont une atteinte à la dignité humaine, un déni de liberté. A propos de la liberté, Isidore Mvouba s’est référé à Nelson Mandela qui dit : « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. » Pour lui, L’Homme avec H a faim et soif de liberté.
« Je remercie Emma Mireille Opa Elion pour l’opportunité qu’elle me donne, au moyen de son œuvre qu’elle m’a demandé de préfacer, de reconnaître et revendiquer mon féministe. Je suis féministe et fier de l’être, comme bon nombre de mes connaissances et amis. Etre féministe en Afrique, c’est récuser et combattre l’excision, être féministe sur le continent noir, c’est se dresser, vent debout, contre les veuvages de l’abomination… », écrit le préfacier.
Par cette création littéraire, l’auteure veut retracer à sa manière la vie de ces braves femmes, de ces êtres d’exception qui ont marqué et qui marquent encore l’histoire de plusieurs pays d’Europe, d’Asie, des Amériques et d’Afrique. Sans faire du chauvinisme, et comme « charité bien ordonnée commence par soi-même », elle a mis un accent particulier sur l’action des femmes du Congo, son pays. Des noms comme Jeanne d’Arc, Kimpa Vita-Nsimba autrement dit Dona Beatriz, Marie Curie, Jane Vialle, Myriam Makeba dite Mama Africa, Winnie Madikizela Mandela, Antoinette Sassou N’Guesso, Edith Lucie Bongo Ondimba née Sassou Nguesso, Aimée Mambou Gnali, Joséphine Mountou Bayonne, Adine Ossebi, Francine Ntoumi…, sont rattachés à certains faits qui ont peu ou prou amélioré la cause de l’humanité, et démontrent la détermination de la femme à s’élever par l’effort et à s’émanciper des chaînes dans lesquelles la tradition veut l’enfermer.
Trois actes joués par les personnages suivants : Kifula (en qualité de chef de famille), Liputa (la femme de Kifula), Bomoto (ami de Kfula), Louzolo (cousine de Liputa), Elombe (la voisine), Zenga-Zenga (l’exciseuse), et Essé (fille de Kifula et de Liputa).
Seule la lutte libère ! démontre avec force et pertinence que la place de la femme dans la société africaine, et partout dans le monde, n’a cessé d’évoluer et joue un rôle incontournable sur le plan social, économique et politique d’une nation. L’auteure a illustré cent seize photos des femmes combattantes qu’elle a choisies et placées dans vingt-neuf pages de son œuvre (de la page 81 à la page 109).
Mariée et mère de cinq enfants, Emma Mireille Opa Elion est journaliste, fonctionnaire au ministère de la Culture et des Arts où elle a occupé plusieurs postes : directrice de la communication, du marketing et des relations publiques au festival panafricain de musique (Fespam) ; directrice de la coopération et de la communication ; directrice générale du Livre et de la lecture publique ; conseillère en communication ; directrice de cabinet ; et directrice générale des Arts et des lettres jusqu’au troisième trimestre de l’an 2020.
Seule la lutte libère ! est vendu à 14 Euros soit environ 9 500 FCFA.

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