Institut des hautes études internationales: un centre d’excellence dans dix mois – Quotidien Sidwaya

Selon le Directeur général (DG) de l’INHEI, Didace Zidahon Gampiné, en plus des deux blocs administratifs déjà existants, ce nouveau bâtiment fait partie d’un ensemble d’infrastructures prévues pour être construites sur les 41 ha de l’Institut. Il s’agit de la construction et de l’équipement d’un centre de négociation internationale (salles de travail, pavillon présidentiel, complexe d’hébergement et de restauration et centre récréatif), de la construction et l’équipement de logements, d’un terrain de sport, de deux amphis de 200 places chacun, de 20 salles pour les formations spécifiques, d’une bibliothèque et deux parkings et d’aménagements paysagers. Ces infrastructures (4,333 milliards F CFA), a estimé M. Gampiné, permettront à l’INHEI d’accomplir sa mission de formation, de perfectionnement et de renforcement des capacités des cadres de la diplomatie burkinabè.

A l’image du Centre international Kofi Annan

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, a précisé qu’en procédant au lancement des travaux de construction du bâtiment du Centre d’excellence de l’INHEI, le gouvernement poursuit l’objectif d’un plus grand ancrage de l’Institut dans le paysage des institutions diplomatiques africains. « Cela permettra, à n’en point douter, le démarrage de la formation continue, de la recherche et de la documentation technique en diplomatie et relations internationales, à l’exemple du Centre d’études diplomatiques et stratégiques de Dakar (Sénégal), du Centre international Kofi Annan pour la formation en matière de maintien de la paix du Ghana et de l’Académie marocaine des études diplomatiques », a-t-il dit. Pour M.Barry, ce centre ambitionne de promouvoir des séries de formations de renforcement des capacités et de perfectionnement des diplomates de carrière d’une part et de l’autre, l’initiation aux pratiques diplomatiques innovantes de tous les acteurs publics, privés et de la société civile. « Le démarrage des activités du centre viendra parachever la pyramide des formations et stimulera de façon directe, les savoir-faire et savoir-être de tous les utilisateurs », a-t-il précisé. Il a poursuivi que le centre entend renforcer le potentiel de la diplomatie burkinabè autour des centres d’intérêt que sont la politique du bon voisinage, le dialogue interculturel, la solidarité, la tolérance, l’amitié, l’intégration régionale, la fraternité, la promotion de la paix, la prévention, la gestion et le règlement pacifique des conflits. Dans un contexte africain de conflits internes et interétatiques, a ajouté le ministre en charge des affaires étrangères, le Burkina Faso veut se doter d’une nouvelle institution de formation et de recherche qui agira prioritairement dans les domaines de la diplomatie préventive, l’observation des processus électoraux, la médiation, la négociation, le maintien de la paix et de la sécurité des Etats.

Jean-Marie TOE

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