Restitutions des œuvres d’art africaines

En novembre 2017 à Ouagadougou, Emmanuel Macron a annoncé son intention de rendre à l’Afrique subsaharienne une partie du patrimoine artistique spolié durant l’époque coloniale.
Désormais historique, cette déclaration fut suivie d’un rapport en 2018, confié à deux universitaires, Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, pour étudier la faisabilité de ces restitutions.
Le 6 octobre 2020, l ’Assemblée nationale votait à l’unanimité une loi prévoyant la restitution par la France de 27 biens culturels au Bénin et au Sénégal. Le Sénat approuve, à l’unanimité, « le retour » des objets (terme préféré à celui de « restitution », qui ferait davantage pénitence). Mais, conscient de cet obstacle, il a ajouté un article pour encadrer scientifiquement ce processus : l’instauration d’un « Conseil national de réflexion sur la circulation et le retour des biens culturels extra-européens » La question des restitutions remet en cause le modèle du musée universel qui se heurte à la résistance de prises de conscience inclusives, dans la lignée notamment des luttes décoloniales.

Mise à jour mai 2021