Paolo Gioli : impressions sauvages (sous la dir. de Philippe Dubois, Antonio Somaini)

Artiste relativement discret sur la scène artistique, Paolo Gioli explore depuis le début des années 1970 diverses techniques photographiques et cinématographiques qu’il détourne et réinvente constamment, au gré des projets et des séries. Déplaçant les usages habituels du sténopé, de la chronophotographie ou du Polaroid, Gioli produit, à partir d’opérations simples et mécaniques, des images complexes qui demandent du temps et de l’attention pour être appréhendées. Son travail n’avait pas fait l’objet d’études depuis de nombreuses années et la publication de cet ouvrage dense (de près de 450 pages) arrive à point nommé pour saisir toute l’étendue de son œuvre, qu’il poursuit encore aujourd’hui dans son atelier de Lendinara dans le nord de l’Italie. Le livre contient de nombreuses reproductions de ses œuvres, des notices, un long entretien mené par Anne Cartier-Bresson, la traduction en français de plusieurs de ses textes (« Films libres en liberté », « De l’écran comme rectangle », «…

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