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Tout comme le LAM est l’héritier de l’Observatoire de Marseille, du LAS et partiellement de l’OHP, le CeSAM peut, d’une certaine manière, être considéré comme l’héritier du service traitement d’image du LAS qui a en son temps été labellisé « centre français du space telescope » ( Hubble Space telescope). En effet, avec ses moyens à la pointe de ingénierie, ces équipes ont en charge la gestion et l’analyse des données issues des observations réalisées avec des instruments dans lesquels le LAM est partie prenante, ou de celles issues d’autres collaborations ou instruments.

Fin des années 1950, années 1960, …années 1990, l’œil et la main du scientifique saisissent l’information

Site Longchamp – Pour analyser les clichés obtenus sur plaques ou films photographiques, l’Observatoire de Marseille dispose de machines à mesurer. Ces machines, spécifiques en fonction de la nature des clichés, sont parfois conçues et fabriquées par l’Observatoire grâce à un travail étroit entre scientifiques, opticiens et mécaniciens.

En 1954, le spectro-comparateur de l’Observatoire de Marseille permet de mesurer les clichés obtenus à l’Observatoire de Haute-Provence avec le Prisme-Objectif de Charles Feerenbach.

Fin des années 80, début des années 90, l’Observatoire de Marseille, membre du consortium INCA (INput CAtalogue) d’ Hipparcos a, grâce à une de ses machines à mesurer, contribué à établir la liste des étoiles à observer par Hipparcos. Cette liste devait non seulement être établie à l’avance, mais, de plus, les positions des étoiles devaient être connues à mieux que 1.5 seconde d’arc, pour qu’elles soient repérées sans ambiguïté sur la grille, et les magnitudes (dans la bande Hp proche de V qui était celle du détecteur d’Hipparcos) plus précises que 0.5 mag, afin que l’étoile soit suffisamment « posée » mais sans gaspiller de temps d’observation.

Crédit : Service photographies de l’Observatoire de Marseille

Années 1970, l’ordinateur pilote le microdensitomètre et stocke des dizaines de milliers de pixels

Site des Olives (appelé également Peiresc) du LAS – La salle du microdensitomètre. La phase préalable du traitement et de l’analyse des images est la numérisation des plaques ou films photographiques qui sont alors utilisés comme récepteur. Le LAS est équipé de ce qui est à l’époque le summum du matériel dans ce domaine, un microdensitomètre PDS 1010 de Perkin Elmer. Ce microdensitomètre est piloté par un mini-ordinateur PDP-11 (Programmable Data Processor) de Digital Equipment Corporation (DEC), ordinateur 16 bits avec 64 Mo de mémoire vive et des disques durs de quelques dizaine de méga-octets. Cet équipement est utilisé par d’autres laboratoires d’astronomie mais également pour d’autres sujets de recherche de la communauté scientifique (médecine, physique,…). Il reste opérationnel jusqu’au printemps 2008, date du transfert des équipes des sites Longchamp et des Olives vers le nouveau bâtiment sur Château-Gombert.

L’expertise du LAS dans les outils d’analyse des données lui permet d’avoir la labellisation « centre français du space telescope », ce qui lui permis d’être doté d’un superminiordinateur VAX-11/780 (Virtual Adress eXtension) de DEC, les premiers ordinateurs 32 bits, successeur des PDP-11, équipant la communauté scientifique.

Crédit : Service photographies du Laboratoire d’Astronomie Spatiale

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