Reprise, collaborations internationales, égalité: les défis du cinéma suisse – Condéfération Suisse – Département fédéral de l’intérieur

Département fédéral de l’intérieur
LOCARNO, 05.08.2021 – LORS D’UNE RENCONTRE AVEC LES MÉDIAS DANS LE CADRE DU FESTIVAL DE LOCARNO, LE CONSEILLER FÉDÉRAL ALAIN BERSET A ABORDÉ LES DÉFIS AUXQUELS EST CONFRONTÉE LA BRANCHE DU CINÉMA. DES SOUTIENS SPÉCIFIQUES, COMPLÉMENTAIRES AUX AIDES COVID CULTURE, ONT ÉTÉ MIS SUR PIED DANS CE DOMAINE. SUITE À L’ÉCHEC DE L’ACCORD-CADRE AVEC L’UNION EUROPÉENNE (UE), LA PARTICIPATION AU PROGRAMME MEDIA RESTE UN OBJECTIF. LES MESURES COMPENSATOIRES ET LES ACCORDS DE COPRODUCTION DOIVENT D’ICI LÀ PERMETTRE DE POURSUIVRE LES COLLABORATIONS INTERNATIONALES. UNE ÉTUDE DÉMONTRE LES INÉGALITÉS DES CHANCES ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES DANS LE CINÉMA ET ESQUISSE DES MESURES À PRENDRE.

La Confédération a dès le début de la pandémie mis sur pied des mesures de soutien COVID spécifiques pour le secteur culturel. Quelque 360 millions de francs ont été versés jusqu’à maintenant pour les mesures COVID-Culture par la Confédération et les cantons. Dans le domaine du cinéma, l’Office fédéral de la culture (OFC) a en outre ajusté ses mesures d’encouragement. Il a notamment adapté le système de bonifications « Succès cinéma » et introduit, en collaboration avec la SSR, Cinéforom et la Zürcher Filmstiftung, des financements complémentaires pour tenir compte des tournages retardés ou des plans de protection à mettre en place.

L’IMPACT DE LA NUMÉRISATION

La reprise sera un défi pour la branche du cinéma. Il s’agit pour les films suisses de faire leur place dans les salles, face à une forte concurrence internationale de films dont la sortie a été repoussée. L’OFC soutient à cet effet 10 films suisses pour leur diffusion en salles et sur Video on demand (VOD). La confiance du public doit être par ailleurs regagnée. L’OFC cofinance dans ce but avec Pro Cinema la campagne « Back to the Cinema ». Enfin la numérisation opère une transformation globale de toute l’industrie du cinéma, qui aura des conséquences fondamentales sur la branche. Cette évolution accélérée par la pandémie souligne l’importance d’élargir aux plateformes de diffusion en ligne l’obligation d’investir dans la production nationale, déjà en vigueur pour les diffuseurs régionaux. L’introduction de cette obligation permettrait à la Suisse de disposer d’instruments comparables à ceux des Etats voisins.

DÉVELOPPER LES COLLABORATIONS INTERNATIONALES

Un autre enjeu pour la branche du cinéma sera de pouvoir continuer à développer des collaborations internationales. Une participation de la Suisse au programme MEDIA reste un objectif, malgré l’échec de l’accord-cadre avec l’UE. Avec les mesures compensatoires, la Suisse dispose depuis 2014 d’un dispositif de soutien qui fonctionne. Elle poursuivra également sa stratégie internationale fondée sur des accords de coproduction bilatéraux, un accord avec le Canada étant d’ailleurs en voie de signature. En complément, la Suisse a ratifié en 2019 le nouvel accord européen de coproduction du Conseil de l’Europe, qui simplifie les coproductions avec les plus petits pays.

Mesures pour encourager l’égalité
Par ailleurs, les résultats d’une étude sur l’égalité des genres dans le cinéma suisse commandée en 2020 par l’OFC ont été présentés pour la première fois à Locarno. Cette étude montre que dans le cadre de l’encouragement du cinéma, les femmes ne sont plus défavorisées, comme c’était encore le cas en 2014. Cependant, elle relève aussi que les femmes continuent d’être sous-représentées parmi les professionnels du cinéma et que dans certaines fonctions, telles que la réalisation, le scénario ou l’interprétation, elles sont moins bien rémunérées que leurs collègues masculins. En outre, il y a deux fois plus de rôles principaux pour les hommes de plus de 40 ans que pour les femmes du même groupe d’âge (voir détails dans la fiche d’information annexée). L’étude esquisse un certain nombre de mesures susceptibles de favoriser l’égalité des genres dans le cinéma suisse. Elle propose ainsi d’améliorer les conditions de travail, de veiller au respect de l’égalité de salaire, de renforcer les mesures permettant de concilier vie professionnelle et vie familiale et de maintenir les mesures de sensibilisation déjà introduites.

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ADRESSE POUR L’ENVOI DE QUESTIONS

Peter Lauener, chef communication Département fédéral de l’intérieur (DFI), +41 79 650 12 34, peter.lauener@gs-edi.admin.ch
Anne Weibel, cheffe communication Office fédéral de la culture (OFC), +41 79 662 05 21, anne.weibel@bak.admin.ch

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AUTEUR

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