Déroulement et résultats de la vente de la collection Becker. – Le blog de figoli

Déroulement et résultats de la vente.

La vente se déroulait conjointement sur le lieu d’exposition à Ahnée et à Drouot ce qui malgré quelques décalages au niveau de la communication n’a pas altéré son bon déroulement.

Il faut souligner que malgré l’ancienneté et la rareté de la majorité des pièces présentées, cette vente a été impactée par:

-la situation sanitaire qui peut expliquer en partie l’absence d’acheteurs du sud de l’Europe; italiens espagnols, plus étonnamment portugais malgré la présence de nombreuses pièces de grande qualité issues du patrimoine historique et culturel du Portugal.

-l’état des voitures pour certaines altéré, surtout au niveau des garnitures, par les conditions de conservation de ces dernières années. Ceci obligeait les acheteurs potentiels à envisager d’accompagner leurs achats par de lourds travaux de conservation sinon de restauration.

Ces particularités n’explique qu’en partie les étonnants résultats de cette vente avec d’un côté un nombre significatif de lots vendus au dessous des estimations et de l’autre une voiture; le coupé de gala du comte de Farrobo achetée par un collectionneur danois 286000 euros frais compris soit dix fois le prix de son estimation. Ce prix est d’autant plus surprenant qu’une voiture de qualité équivalente ayant la même estimation; la berline de gala da marquise de Valada a été vendue au niveau le plus bas de son estimation soit 28600 donc 10 fois moins cher que le coupé.

Autres surprises pour moi; la vente d’une pièce unique comme la trirote « soldée » aux 2 tiers de l’estimation la plus basse ainsi que le peu d’intérêt également porté à une autre pièce rare; le phaéton à caisse cannée du XVIII° siècle.

Trirote construite par Antonio Bottigella vers 1800 estimée hors frais 30000-40000 euros vendue 20000

Hormis les catalogues Dessouches Touchard et Muhlbacher, la majorité des livres, catalogues et autres documents ont été vendus dans leur majorité au dessous des estimations. Une situation quelque peu inquiétante car nous savons que la documentation est la base de la réalisation de travaux de conservation de bonne qualité.

Ce peu d’engouement pour la lecture a permis au musée Hermes de se tailler la part du lion et ainsi de maintenir en France un fond documentaire important. J’en profite pour saluer l’engagement du musée de la voiture de Compiègne. Aprés avoir acquis dans la vente Becker précédente, d’exceptionnels modèles réduits, un superbe traineau du second empire,…le musée a récidivé en préemptant le catalogue Dessouches Touchard signé Delton et la bastardelle aux ressorts marqués Boneberge à Lyon.

S’il faut féliciter le musée de Compiègne pour cette dynamique politique muséale il ne faut pas oublier l’engagement des musées privés et d’une collectivité; Hermes déjà cité, Marcigny, et le département de Lozère:

-Le musée de Marcigny animé avec ferveur et dynamisme par la famille Lacroix a acquis un « Wourch » signé Grosjean et un coupé Erhler.

Calèche transformable appelée « Wourch » construit par Grosjean carrossier à Paris.

-Le conseil général de la Lozère s’est réapproprié une partie de son patrimoine avec l’achat de la diligence Mende-Bagnols, véhicule ayant circulé sur les routes de Lozère à la fin du XIX° siècle.

Il faut également souligner l’intérêt porté à cette vente par les loueurs de voitures et d’accessoires pour le cinéma français et anglais, acheteurs de belles pièces; voitures de grands carrossiers, calèches de deuil portugaises, chaises à porteurs,…

Pour les autres lots ,mis à part le road coach Guiet, acheté par un américain, une bonne partie a été acquise par des ressortissants du nord et de l’est de l’Europe. Si la Belgique, grâce à un collectionneur des Ardennes, a gardé sur son sol le grand coupé Barker, la calèche de Georges à Paris et le wourch de Gautier nombres de voitures, traineaux, voitures à chiens, … sont partis dans des collections allemandes ou polonaises comme:

-la berline de l’empereur François 1° d’Autriche qui a rejoint une collection polonaise.

Berline faisant partie du train de François 1° d’Autriche lors de son entrée à Milan le 31 décembre 1815

-la berline de la famille Salway et le grand coupé de voyage dit de Chateaubriand acquis par un grand collectionneur allemand.

Ce coupé faussement attribué à Chateaubriand, cette voiture appartenait au Comte de Salles, ambassadeur des états Sardes à Paris de 1829 à 1836.

Collection André Becker – Vente le 13 juillet 2021

Exceptionnel ensemble de voitures historiques, traîneaux, livres et accessoires concernant l’attelage, du XVIIIe au XIXe siècle – Daguerre.

https://my.matterport.com/show/?m=BAwMwC69uKJ

Privés, pour cause de Covid, de la grande partie des manifestations, les membres de l’AFA ont donc pu en cette occasion; se retrouver, échanger, partager dans l’ambiance conviviale familière à cette association. La soirée s’est prolongée par une dégustation de produits du terroir français offert par l’AFA accompagnés de champagne proposé par Patrice Biget.

Les participants ont dans leur ensemble apprécié ce moment de partage et félicité Alain Bahuchet président de l’association pour cette heureuse initiative.

Déroulement et résultats de la vente.

La vente se déroulait conjointement sur le lieu d’exposition à Ahnée et à Drouot ce qui malgré quelques décalages au niveau de la communication n’a pas altéré son bon déroulement.

Il faut souligner que malgré l’ancienneté et la rareté de la majorité des pièces présentées, cette vente a été impactée par:

-la situation sanitaire qui peut expliquer en partie l’absence d’acheteurs du sud de l’Europe; italiens espagnols, plus étonnamment portugais malgré la présence de nombreuses pièces de grande qualité issues du patrimoine historique et culturel du Portugal.

-l’état des voitures pour certaines altéré, surtout au niveau des garnitures, par les conditions de conservation de ces dernières années. Ceci obligeait les acheteurs potentiels à envisager d’accompagner leurs achats par de lourds travaux de conservation sinon de restauration.

Ces particularités n’explique qu’en partie les étonnants résultats de cette vente avec d’un côté un nombre significatif de lots vendus au dessous des estimations et de l’autre une voiture; le coupé de gala du comte de Farrobo achetée par un collectionneur danois 286000 euros frais compris soit dix fois le prix de son estimation. Ce prix est d’autant plus surprenant qu’une voiture de qualité équivalente ayant la même estimation; la berline de gala da marquise de Valada a été vendue au niveau le plus bas de son estimation soit 28600 donc 10 fois moins cher que le coupé.

Coupé de gala du comte de Farabo:286000 euros frais compris.

Berline de gala de la marquise de Valada: vendue 28600 euros.

Autres surprises pour moi; la vente d’une pièce unique comme la trirote « soldée » aux 2 tiers de l’estimation la plus basse ainsi que le peu d’intérêt également porté à une autre pièce rare; le phaéton à caisse cannée du XVIII° siècle.

Trirote construite par Antonio Bottigella vers 1800 estimée hors frais 30000-40000 euros vendue 20000

Phaéton à caisse cannée construit vers 1860.

Hormis les catalogues Dessouches Touchard et Muhlbacher, la majorité des livres, catalogues et autres documents ont été vendus dans leur majorité au dessous des estimations. Une situation quelque peu inquiétante car nous savons que la documentation est la base de la réalisation de travaux de conservation de bonne qualité.

Ce peu d’engouement pour la lecture a permis au musée Hermes de se tailler la part du lion et ainsi de maintenir en France un fond documentaire important. J’en profite pour saluer l’engagement du musée de la voiture de Compiègne. Aprés avoir acquis dans la vente Becker précédente, d’exceptionnels modèles réduits, un superbe traineau du second empire,…le musée a récidivé en préemptant le catalogue Dessouches Touchard signé Delton et la bastardelle aux ressorts marqués Boneberge à Lyon.

Rare coupé de voyage dit « Bastardelle »

S’il faut féliciter le musée de Compiègne pour cette dynamique politique muséale il ne faut pas oublier l’engagement des musées privés et d’une collectivité; Hermes déjà cité, Marcigny, et le département de Lozère:

-Le musée de Marcigny animé avec ferveur et dynamisme par la famille Lacroix a acquis un « Wourch » signé Grosjean et un coupé Erhler.

Calèche transformable appelée « Wourch » construit par Grosjean carrossier à Paris.

Grand coupé de ville à huit ressorts de la maison Erhler

-Le conseil général de la Lozère s’est réapproprié une partie de son patrimoine avec l’achat de la diligence Mende-Bagnols, véhicule ayant circulé sur les routes de Lozère à la fin du XIX° siècle.

Diligence à trois compartiments ayant effectué le service Mende-Bagnols

Il faut également souligner l’intérêt porté à cette vente par les loueurs de voitures et d’accessoires pour le cinéma français et anglais, acheteurs de belles pièces; voitures de grands carrossiers, calèches de deuil portugaises, chaises à porteurs,…

Pour les autres lots ,mis à part le road coach Guiet, acheté par un américain, une bonne partie a été acquise par des ressortissants du nord et de l’est de l’Europe. Si la Belgique, grâce à un collectionneur des Ardennes, a gardé sur son sol le grand coupé Barker, la calèche de Georges à Paris et le wourch de Gautier nombres de voitures, traineaux, voitures à chiens, … sont partis dans des collections allemandes ou polonaises comme:

-la berline de l’empereur François 1° d’Autriche qui a rejoint une collection polonaise.

Berline faisant partie du train de François 1° d’Autriche lors de son entrée à Milan le 31 décembre 1815

-la berline de la famille Salway et le grand coupé de voyage dit de Chateaubriand acquis par un grand collectionneur allemand.

Berline de voyage de la famille Salway construite par Baker à Londres

Ce coupé faussement attribué à Chateaubriand, cette voiture appartenait au Comte de Salles, ambassadeur des états Sardes à Paris de 1829 à 1836.

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