Plan d’action du Gouvernement: Consolidation de l’Etat de droit, rénovation de la gouvernance et protection des composantes de l’identité nationale et de la mémoire – Radio Algérie

La consécration de ces valeurs, selon le texte, « nécessite l’adaptation par rapport aux nouvelles dispositions constitutionnelles, des lois régissant, la liberté de réunion et de manifestation, la promotion du mouvement associatif et l’exercice de l’activité des partis politiques, la liberté de la presse et la sécurité des personnes et des biens ».

A ce titre, « le Gouvernement œuvrera à adapter la législation à la constitution, tout en poursuivant la réforme globale de la justice en garantissant son indépendance, sa modernisation, sa numérisation, l’égalité de tous devant la justice et en révisant le mode de gestion des juridictions, ainsi qu’en instaurant plus de transparence et de moralisation dans la gestion des affaires publiques.

Le Gouvernement « s’attèlera aussi à garantir un exercice plein de droits et de libertés publiques, à l’émergence d’une société civile dynamique et engagée et une libre expression à travers la presse » et « œuvrera à consolider son engagement pour renforcer les relations de coopération et de complémentarité entre les pouvoirs exécutif et législatif et veillera à poursuivre une gestion efficace et transparente des finances publiques et de modernisation de l’administration publique par une refonte de ses modes de gestion, une accélération de la transformation numérique et de la modernisation du système statistique national ».

Concernant la modernisation de la justice et le renforcement des libertés, le Gouvernement « accorde une grande attention au service public de la justice en adoptant dans son programme une politique de réformes profondes qui découlent de la Constitution, afin de consolider l’Etat de droit et de jeter les fondements d’une justice moderne, indépendante et forte basée sur des normes de qualité et d’efficacité ».

Le Gouvernement œuvrera aussi pour « renforcer l’indépendance de la Justice et les principes la garantissant, tels que consacrés par la constitution », selon le plan d’action qui note que « le gouvernement soumettra les textes de lois organiques au Parlement de sorte à permettre l’installation du Conseil supérieur de la magistrature avant la fin de l’année 2021, conformément aux dispositions de l’article 224 de la constitution ».

A propos de l’exercice des droits et des libertés, le Gouvernement aspire dans son plan d’action au « renforcement du dialogue et de la concertation, à l’avènement d’une société civile libre et responsable, à la liberté de réunion et de manifestation pacifique et à une liberté de la presse et des médias libres et responsables », ainsi qu' »au renforcement de la sûreté et la sécurité des personnes et des biens ».

Pour une gouvernance rénovée et pour plus de performance et de transparence, il s’attèlera aussi à garantir, entre autres, « une relation complémentaire entre le pouvoir exécutif et législatif, une gestion efficace et transparente des finances publiques », « la moralisation de la vie publique à travers notamment la prévention et la lutte contre la corruption, l’enracinement des valeurs d’éthique et un accès aux fonctions de l’Etat basé sur la compétence », et enfin « la modernisation de l’administration et de la fonction publique ».

La protection des composantes de l’identité nationale et de la mémoire, un axe majeur du plan d’action du Gouvernement

L’affirmation, la promotion et la protection des composantes de l’identité nationale et de la mémoire, occupent une place importante dans le plan d’action du Gouvernement pour la mise en œuvre du programme du président de la République, qui sera soumis aux débats et approbation prochainement au Parlement.

Au titre du renforcement et la protection des composantes de l’identité nationale, le plan d’action du Gouvernement, adopté lundi en Conseil des ministres, lors d’une réunion extraordinaire présidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, accorde une « attention particulière » au référent religieux national, à la langue arabe et au tamazight et œuvre à mettre en place une approche du rôle de l’Etat pour la préservation et la promotion de notre patrimoine historique et culturel matériel et immatériel.

Selon le texte dont l’APS a obtenu une copie, le Gouvernement poursuivra la mise en œuvre de toutes les actions visant le renforcement du référent religieux national et s’attèlera notamment à « parachever la mise en œuvre de la stratégie nationale relative aux activités religieuses en rapport avec la protection de notre identité religieuse, à développer un discours religieux modéré et promouvoir une culture religieuse authentique, et à accompagner et soutenir les associations agréées exerçant des activités liées aux affaires religieuses ».

Dans le même cadre, le Gouvernement s’attèlera aussi à « veiller au respect de la liberté de culte pour les non-musulmans, dans le cadre du respect de la législation et de la réglementation en vigueur, à mettre en place un système cultuel national homogène, permettant de renforcer et de préserver les composantes de l’identité nationale, à encourager le tourisme religieux pour en faire un trait d’union et un lien spirituel avec les peuples d’Afrique et du reste du monde, et à adapter les programmes et les méthodes de formation et de perfectionnement et encourager l’activité d’orientation religieuse au profit des femmes ».

Le Gouvernement s’attèlera, dans le même contexte, à « renforcer le réseau national des mosquées et normaliser leur aspect architectural, et parachever la mise en place des entités intégrées à la grande mosquée d’Alger (Djamâa el Djazair), à promouvoir le réseau de l’enseignement coranique et l’édition des ouvrages de référence, et au renforcement et la promotion de l’arabe et du tamazight ».

Se disant « déterminé à consolider les fondements de notre culture et le tissu identitaire de notre Nation, riche de sa diversité culturelle », le Gouvernement affirme dans son plan d’action « poursuivre la promotion et le renforcement de la langue arabe, notamment à travers sa vulgarisation dans les domaines scientifiques et technologiques, et en sus du renforcement et de la valorisation du tamazight, avec ses variétés linguistiques et son intégration dans les différents domaines de la vie publique ».

A cet égard, le Gouvernement s’inscrit dans « un processus de partenariat avec tous les acteurs pour promouvoir, vulgariser la langue tamazight et faire revivre sa culture » et « œuvre à son rayonnement dans l’espace social, culturel et médiatique national ».

Concernant la préservation de la mémoire nationale, présentée comme « un axe majeur du plan d’action du gouvernement » et « un pilier fondamental dans la protection des composantes de notre identité et de notre unité nationales », le Gouvernement s’attèlera dans ce cadre à « préserver, valoriser et transmettre les symboles et les hauts faits de la résistance populaire et le mouvement national, ainsi que la révolution du 1er novembre 1954 ».

A ce titre, le Gouvernement veillera à « actualiser l’arsenal juridique relatif à la mémoire nationale, et à faire aboutir les dossiers de la mémoire relatifs à la restitution des restes des corps et des crânes des martyrs de la Résistance populaire, des archives nationales, des explosions nucléaires dans le Sahara algérien, et les disparus de la révolution de libération nationale, ainsi que d’autres dossiers liés aux exilés et aux déportés, et toute forme de crimes commis par la France coloniale contre le peuple algérien ».

Il poursuivra, dans le même contexte, « la promotion de l’écriture et de la publication de notre histoire nationale et de son enseignement aux nouvelles générations, « la transmission des valeurs du 1er Novembre 1954 et ce, à travers l’utilisation des technologies de l’information et de la communication » et « la mise en place une plate-forme numérique promouvant l’histoire de l’Algérie de 1830 à 1962 ».

Dans le même cadre, le Gouvernement s’attèlera à « poursuivre l’élaboration d’une encyclopédie sur l’histoire de l’Algérie dans différentes langues relatant les actes héroïques et les épopées du peuple algérien, durant la période coloniale, à promouvoir les productions cinématographiques et audiovisuelles portant sur l’histoire de la résistance populaire, le mouvement national et la révolution du 1er novembre 1954 et ses symboles, à intensifier les actions de collecte, d’enregistrement, de classement, de numérisation des témoignages et leur diffusion avec la participation des différents médias, et à promouvoir les études spécialisées dans l’histoire de l’Algérie à travers toutes ses étapes ».

En outre, « le Gouvernement s’engage à promouvoir une politique nationale de tourisme historique et l’universalisation de notre histoire nationale, à travers l’implication de nos représentations diplomatiques et de notre communauté résidant à l’étranger » et « veillera, par ailleurs, à la poursuite de la mise en place des mécanismes législatifs et réglementaires adéquats et le développement de nouvelles approches pour une prise en charge optimale de la situation sociale des moudjahidine, des ayants droit, des victimes civiles, des victimes d’engins explosifs ainsi que leurs ayants droit, dans l’objectif de préserver leur dignité et d’assurer le respect des symboles de la glorieuse révolution de libération nationale ».

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