Focus sur 3 start-up qui animent le patrimoine tunisien – ANA – Africa News Agency

« Morbiket est un studio de création de contenus digitaux. On réalise des contenus éducatifs pour les enfants, des animations vidéo et des applications ludiques sur mobile. Depuis notre début d’activité, on s’est focalisé sur la création de dessins animés. Depuis trois ans, on a ainsi commencé à développer des jeux éducatifs sur application mobile. Actuellement, on est en train de mettre en place une stratégie d’internationalisation, en ciblant notamment la France- un marché mature où l’on veut tester nos produits en direction de la diaspora nord-africaine notamment- et Bahreïn pour entrer sur le marché arabe. Ces étapes réalisées, on pourra ensuite nous permettre de pénétrer le marché africain. »

https://www.morbiket.com/

Design2Lab Donner une nouvelle vie aux monuments via le mapping vidéo

Fahd Bouaziz, co-fondateur de Design2Lab

« On a créé Design2Lab en 2016. L’idée de départ était alors de développer un laboratoire de design mais avec l’expérimentation, on est arrivé à un constat : le mapping vidéo rassemblait toutes ces activités. Qui plus est, c’est un processus innovant dans la communication. Opérant sur le marché tunisien, il nous a néanmoins fallu au préalable expliquer cette nouvelle méthode. Travailler sur les monuments historiques par exemple, nécessite des autorisations. Et puis, le mapping est un produit de luxe de l’événementiel, dont le coût pèse sur les prestations.

“On a raconté 3000 ans d’Histoire de la Tunisie, avec notre manière de voir, qui n’est pas celle d’un historien mais d’un artiste”

On a bataillé pour démocratiser cette technique et commencé par travailler sur la façade du théâtre municipal. On a raconté 3000 ans d’Histoire de la Tunisie, avec notre manière de voir, qui n’est pas celle d’un historien mais d’un artiste. Des historiens nous ont cependant aidé à créer un événement dans le musée de Carthage : un parcours nocturne de 15 étapes dans lequel on a illuminé les sculptures avec des couleurs et ornements qui ont depuis disparu pour leur redonner une nouvelle vie. On a proposé des formations aux universités, pour attirer le jeune public vers cette filière. En parallèle, on a travaillé sur des appels d’offres internationaux et finalement, en 2019, on a été sélectionné pour participer au Video Mapping Festival, à Lille. Nous avons d’autres appels à projet artistiques au Japon, en Amérique et de nouveau récemment en France avec le Centre des musées pour rejoindre le programme de l’incubateur du Patrimoine dans le cadre de la Saison Africa2020. Une nouvelle aventure que l’on va démarrer…On peut partager notre expérience, on a notre propre vision et on est autodidacte par rapport à une certaine technologie, avec les moyens que l’on a eus, alors qu’en France, il y a une certaine structuration. Marier ces deux expériences devrait donner quelque chose de très intéressant, une réelle effervescence. »

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EDUC’ART Des jeux de construction éco-responsables et ludiques en réalité augmentée

Henda Sahnou, fondatrice et Directrice

« J’ai créé Educ’Art en octobre 2019 et l’entreprise a été labellisée par le Startup Act (ce label donne accès à une série d’avantages, notamment financiers) dès décembre 2019, ce qui nous a beaucoup aidé. L’objectif de base, même s’il a évolué, est de proposer des jeux écologiques, en bois naturel, pour les enfants et avec une identité culturelle tunisienne. On a ainsi développé un concept de jeux de construction 3D illustrant le patrimoine à l’échelle nationale avec un apport éducatif, par la réalité augmentée. Tu scannes un code QR et un personnage en 3D apparaît, un gladiateur romain, qui te raconte l’histoire de Ksar El Jem (Colisée de Thysdrus), certifié par un historien de l’Institut culturel du patrimoine. On a aussi travaillé sur les dinosaures à Tataouine. Pour chaque région, on fait un focus sur un site.

“Avec Expertise France, on a gagné un projet pour travailler sur le prochain sommet de la Francophonie de Djerba, qui se tiendra les 20 et 21 novembre”

Par ailleurs, avec Expertise France, on a gagné un projet pour travailler sur le prochain sommet de la Francophonie de Djerba (qui se tiendra les 20 et 21 novembre). On va opérer sur trois lieux, la Cathédrale St Joseph, la synagogue de la Ghriba et la mosquée Fadhloun, l’idée étant de mettre en valeur la cohabitation entre les trois religions.

On travaille sur le marché tunisien mais également français, où on cible essentiellement la diaspora, la plus grosse consommatrice de nos produits. On a été sélectionné pour être incubé par le Centre des monuments en France, pour travailler sur le château Azeredo. On a déjà le savoir-faire, il nous reste qu’à travailler sur les plans du monument avec un historien avant de choisir un personnage pour raconter cette histoire ».

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