Un rouleau peint à la main du 14e siècle exposé au musée d’Israël – The Times of Israël

Le rouleau est dominé par le rouge cerise, le vert et le jaune ocre qui constituent ses 130 illustrations, qui représentent des lieux saints situés de l’Égypte jusqu’au Liban et qui offrent l’idée que se faisait le peintre de la région, il y a 700 ans.

« Ce type de parchemin est habituellement enroulé et ils n’est pas mis à la lumière et les couleurs sont donc encore vives et brillantes », commente Rachel Sarfati, conservatrice de l’exposition qui étudie le rouleau de Florence depuis 14 ans.

Sur le rouleau, se trouvent des illustrations de paysages égyptiens et libanais, un dessin central du mont du Temple et des représentations du mont Sinaï, du tombeau des Patriarches et de la Tour de David.

C’est une relique qui dépeint les sites et les endroits qui ont été construits et visités dans les temps anciens – et pourtant, c’est un paysage qui est très familier pour les visiteurs du musée. L’exposition présente également des cartes numériques concrètes des lieux représentés et un grand diaporama permet de découvrir des photographies aériennes des sites à l’ère contemporaine.

« Rachel Sarfati a réalisé cela ; elle a compris l’importance du rouleau et a décidé de le faire connaître », a commenté le directeur du musée Ido Bruno lors du vernissage de l’exposition, mercredi.

Sarfati travaille sur ce rouleau particulier depuis plus d’une décennie. Il a été à la base de sa thèse de doctorat.

Après avoir examiné des rouleaux datant de périodes postérieures pour sa maîtrise, Sarfati a entendu parler pour la première fois de ce parchemin ancien du Caire de la bouche d’une collègue venue en Israël. Cette dernière avait évoqué devant elle un parchemin qu’elle avait vu à Florence, à la bibliothèque nationale centrale de la ville.

La même année, en 2007, Sarfati a demandé des photographies et des numérisations du rouleau.

« J’ai immédiatement vu l’authenticité du parchemin », explique-t-elle. « À la seconde où je l’ai vu, j’ai su qu’il datait d’une période antérieure. Je pouvais voir ses détails si beaux sur les photos numérisées, et j’ai reconnu l’iconographie et les caractéristiques de cette période. »

Le rouleau a été écrit et illustré par le voyageur juif égyptien qui s’est finalement rendu en Italie, probablement en compagnie de pèlerins italiens.

Sarfati n’a pas vu le rouleau de-visu avant 2011, mais elle avait déjà commencé ses recherches sur son histoire, en compagnie d’Elhanan Reiner, professeur au département d’histoire juive de l’université de Tel Aviv – qui devait devenir le directeur de thèse de Sarfati pendant ses études de doctorat.

Sarfati a fini par écrire sa thèse sur les rouleaux de pèlerinage du 14e siècle. Elle a finalement utilisé ses recherches pour mettre au point le catalogue de l’exposition actuellement présentée au musée.

Ses collègues saluent la ténacité et la sagacité historique dont Sarfati a fait preuve pour la mise en place de l’exposition.

« Il faut un certain entêtement pour trouver comment exposer ce genre d’ouvrage et pour transformer une thèse doctorale en exposition dans un musée », commente Rehav Rubin, à la tête de l’Institut de recherche Yad Ben Zvi, qui a pris la parole lors du vernissage. « C’est un miracle ! »

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