Visiter l’Archéoforum autrement – DH.be

La première expérience a été implantée à l’endroit désigné comme étant la crypte de la cathédrale Saint-Lambert et où l’évêque Lambert a été assassiné. Deux écrans y ont été installés. Un cercle blanc indique au visiteur où se positionner afin de faire démarrer la séquence. Il lui suffit alors de se déplacer sur sa gauche, sur sa droite, vers l’avant ou vers l’arrière pour assister, sous différents angles selon les mouvements, à l’assassinat de l’évêque Lambert puis au pèlerinage autour de ses reliques.

Pas un jeu !

La seconde expérience repose sur l’utilisation de lunettes qui permettent de voyager dans le temps et de découvrir, en 3D, les fondations des anciennes cathédrales Saint-Lambert qui se sont succédées en l’endroit.

 » Il ne s’agit pas de réalité virtuelle comme dans un jeu. Ici, c’est une mise en valeur des vestiges. Ce n’est pas un jeu », insiste-t-on à l’Archéoforum.

Une troisième expérience vient s’ajouter dans le cadre d’une exposition au musée du Grand Curtius. L’expérience emmènera à la découverte de Liège au 18e siècle à travers un modèle 3D du centre-ville à cette époque. Une application de réalité augmentée permettra, par ailleurs, de sillonner les rues de la ville et de découvrir son histoire.

L’exposition présentera quelques objets authentiques en lien avec l’histoire de Lambert, comme un reliquaire en laiton et argent contenant un doigt du saint.

Le numérique au service du patrimoine

C’est un projet initié en 2018 qui a vu son aboutissement à Liège ce vendredi. Terra Mosana, un projet de l’ordre de 4,6 millions € qui regroupe une douzaine de partenaires et a bénéficié de fonds Interreg Euregio Meuse-Rhin et de la Wallonie.

Objectif ? Renforcer l’attractivité touristique de l’Euregio Meuse-Rhin (13 régions partenaires en Belgique, Allemagne et aux Pays-Bas) à travers la mise en valeur du patrimoine culturel grâce aux nouvelles technologies. Ici, six villes sont concernées (Aix-la-Chapelle, Jülich, Leopoldsburg, Maastricht, Tongres et Liège).

 » Il s’agit non seulement de sensibilisation au patrimoine mais aussi d’un produit touristique, d’expériences et connecté », a souligné Valérie De Bue, ministre wallonne en charge du patrimoine, lors de sa venue à Liège, à l’Archéoforum où a été inauguré le volet liégeois du projet.  » Cela donne une dimension supplémentaire à la visite. S’inscrire dans le numérique permet de s’ouvrir à de nouveaux horizons mais aussi de capter l’intérêt des plus jeunes », a-t-elle confié après avoir testé les deux expériences à l’Archéoforum.

Grâce à l’exploitation digitale du patrimoine,  » on propose de nouveaux récits qui rendent mieux compte de l’histoire commune », poursuit Roland Billen, professeur à l’ULiège et coordinateur du projet.

Les modes d’interaction avec le public sont d’ailleurs différents d’une ville à l’autre, de la 3D à la réalité virtuelle ou augmentée.

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