Cinéma Grenoble : Ateliers | Cycle et ateliers ciné : à l’école du regard | news publiée par Vincent Raymond – Le Petit Bulletin

Première escale le jeudi 30 septembre dans l’univers de Pedro Almodóvar avec Parle avec elle (2002), pur mélo et certainement chef-d’œuvre du cinéaste madrilène. À noter dans les prochains mois, Un conte de Noël (2008) de Desplechin ou Melancholia de Lars von Trier (2011). Mais nous y reviendrons : nous nous en faisons un devoir…

Lorenzo Mattotti : « Je crois qu’on a peur des couleurs aujourd’hui »

Film d’animation | Connu pour ses bandes dessinées, mais aussi pour son travail d’illustrateur (unes du New Yorker, affiche du Festival de Cannes 2000, etc.), l’artiste italien a sorti son premier film d’animation en tant que réalisateur en 2019 : « La Fameuse Invasion des Ours en Sicile », adapté de Dino Buzzati. Ce qui lui vaut d’être le parrain de la neuvième édition du festival Voir Ensemble au Méliès, où il présentera notamment ce premier long-métrage très remarqué, ainsi qu’une adaptation de « Pinocchio » et un film de Fellini. L’occasion de discuter couleurs, nature et improvisation.

Hugo Verit | Mardi 19 octobre 2021

Pourquoi avoir choisi d’adapter ce conte de Dino Buzzati ? C’est arrivé d’une façon très naturelle. Dino Buzzati est l’une de mes grandes inspirations, j’ai l’impression de bien le connaître alors ça ne me paraissait pas trop compliqué. La Fameuse Invasion des Ours en Sicile est un livre que j’ai toujours aimé et qui m’offrait de nombreuses possibilités graphiques et scénaristiques. L’histoire est si riche, tellement épique ! C’était le projet idéal pour répondre à mon envie de réaliser un grand film pour les enfants. Et puis, Buzzati avait refusé les droits à plusieurs réalisateurs, dont Disney au début des années 50, c’était donc un beau pari d’arriver à le faire. Difficile d’interpréter avec précision le contenu de ce film, tant il regorge de sujets, sans forcément donner de clés… Quand Dino Buzzati a écrit cette histoire, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’était une sorte de métaphore du communisme et du capitalisme. A présent, 70 ans plus tard, elle évoque

Un Atelier Méliès pour « une éducation populaire au cinéma »

ACTUS | Le Méliès et la Ville de Grenoble se lancent dans la réhabilitation du Pavillon sud de la Caserne de Bonne pour en faire « un laboratoire de l’éducation à l’image ». Ouverture prévue en 2020.

Alice Colmart | Lundi 10 juin 2019

« L’Atelier Méliès fera le lien entre la Caserne de Bonne et le quartier Hoche » expliquait lundi 3 juin Maud Tavel, adjointe en charge du patrimoine municipal grenoblois, à l’occasion de la signature du « protocole partenarial » liant la Ville de Grenoble et le Méliès. Une officialisation publique après la sélection du cinéma associatif en décembre 2018 dans le cadre des « Gren’ de projets », dispositifs de la Ville visant à confier la gestion de certains bâtiments municipaux à différents acteurs locaux. Édifié en 1883, libéré par l’armée en 1994 et réaménagé en 2008, le Pavillon sud (à l’entrée de la Caserne de Bonne, au 54, boulevard Gambetta) mis à disposition aura pour mission « de participer à une éducation populaire au cinéma et de renforcer les actions du Méliès, cinéma de la Ligue de l’enseignement de l’Isère » précisait alors Marco Gentil, directeur adjoint du cinéma art et essai, lors de la conférence de presse. Trois en un Le pavillon de 140m2, accessible à tous, se découpera en trois espaces, dont une « fabrique », « espace consacré aux nouve

Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d’enfant au Méliès

Festival | Le cinéma grenoblois propose du mercredi 14 au dimanche 25 février la sixième édition de son incontournable festival dédié au jeune public. On détaille le programme.

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

C’est peu dire que le cinéma le Méliès fait ce qu’il faut pour mériter son label « jeune public ». Par exemple, tout au long de l’année, il accueille dans ses salles les enfants (et leurs parents) pour des séances suivies d’un débat. Et, surtout, lorsqu’arrivent les vacances de février, il organise Voir Ensemble, festival avec une trentaine de films pour jeunes spectateurs et spectatrices. Lors de cette sixième édition, où onze films tenteront de décrocher le Prix du public, neuf avant-premières seront projetées. Parmi elles, le célèbre classique américain Croc-Blanc (photo) de Jack London pour la première fois dans une adaptation animée, en présence de son réalisateur Alexandre Espigares (le film sortira fin mars). Certaines séances seront suivies d’ateliers, d’autres accompagnées par des cinéastes – comme Jean-Michel Bertrand, auteur du documentaire en compétition La Vallée des loups sorti il y a un an. Un hommage sera également rendu à la société de distribution jeune public Les Films du préau, qui

« La Fin du jour » (et le début des cours) au Méliès

ECRANS | Débuter une année de cours de cinéma par un film crépusculaire se déroulant dans un hospice pour comédiens en bout de course, avouez que cela ne manque pas de (…)

Vincent Raymond | Mercredi 27 septembre 2017

Débuter une année de cours de cinéma par un film crépusculaire se déroulant dans un hospice pour comédiens en bout de course, avouez que cela ne manque pas de piquant ! On reconnaît là le sens du contrepoint taquin de notre camarade Jean Serroy, à l’initiative du rendez-vous mensuel et vespéral proposé par le Méliès (rendez-vous qui complète donc celui du matin dont on vous parlait précédemment). Sorti en 1939, La Fin du jour de Julien Duvivier réunit un trio qu’on peut qualifier de monstres monstres sacrés : Louis Jouvet, inquiétant en séducteur sur le retour à la mémoire qui flanche, Michel Simon, émouvant dans le rôle d’une paillasse abonnée n’ayant jamais eu sa chance en pleine lumière et Victor Francen, digne en acteur au talent incompris. Sur fond de petites intrigues dérisoires, de vieilles rancœurs recuites, c’est un tableau à la fois terrible et pathétique de malheureux artistes refusant le grand âge et de sombrer dans son naufrage. Après cette mise en bouche, l’année se poursuivra en compagnie d’autres films « oubliés ou méconnus » choisis dans les patrimoines français et japonais comme Antoine et

Cours (de cinéma) toujours au Méliès

ECRANS | Une fois par mois, le mercredi matin, le cinéma grenoblois propose un cours de cinéma. La nouvelle saison commencera ce mercredi 27 septembre, à 9h. Oui, c’est tôt, mais ça vaut le coup ; surtout que ça sera avec Buñuel !

Vincent Raymond | Mardi 19 septembre 2017

Élèves spectateurs et autres fidèles des cours de cinéma matutinaux du Méliès, l’heure est venue d’effectuer votre rentrée des classes. Ou plutôt, de la classe… sociale, si l’on en croit la thématique retenue cette année par ce cycle mensuel. Le programme contient en effet dix classiques et/ou raretés (pour la plupart venant tout juste de bénéficier des bienfaits d’une restauration). À chaque séance, une présentation par le réalisateur Laurent Huyart donne des clés d’analyse du film et la projection est suivie d’un temps d’échange, histoire de confronter ses impressions. Une petite fiche synthétique est enfin délivrée à chacun à l’issue du cours – ce qui ne vous dispense pas de prendre des notes ! Pour commencer la saison, Luis Buñuel a été invité. Enfin, son œuvre empreinte de causticité vis-à-vis des dominants, des uniformes et des soutanes, et dont Le Charme discret de la bourgeoisie (1972) constitue un joli échantillon. Non seulement toute « la haute », montrée sans son masque de respectabilité, y est visuellement ridiculisée (régal pour l’œil), mais l’usage du son s’y révèle savoureux – il sert à « censurer » des éléments em

Deux anniversaires pour le prix d’un au Méliès

ECRANS | Du mercredi 28 juin au dimanche 2 juillet, le cinéma fête ses cinq ans d’installation dans le quartier de la Caserne de Bonne ainsi que ses 50 ans d’existence. On détaille le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Lundi 26 juin 2017

Il y a cinquante ans, le cinéma le Méliès ouvrait à Grenoble, rue de Strasbourg. Une petite salle de 96 places à la programmation exigeante. Il y a cinq ans, le cinéma le Méliès déménageait à la Caserne de Bonne et s’installait dans des locaux flambant neufs de trois salles qui lui donnent aujourd’hui un petit côté multiplexe art et essai. D’où l’idée de fêter ça sur cinq jours, avec notamment un documentaire sur les deux Méliès (Le Nouveau monde, jeudi 29 juin à 20h30) ou encore une conférence intitulée « la ligue de l’enseignement et le cinéma : une histoire de l’éducation par et au cinéma » (vendredi 30 juin à 18h). Car le Méliès est un cinéma qui fait partie de cette association d’éducation populaire et qui, à ce titre, défend « des valeurs de citoyenneté, d’engagement, de laïcité, de pluralité » comme nous l’assure son directeur Bruno Thivillier. Un anniversaire « pour ne pas oublier le passé » donc, même s’il sera surtout tourné vers l’avenir « pour faire un point d’étape après cinq ans d’activité ». Plusieurs avant-premières de films très attendus seront proposées comme le documentair

Il était une fois le cinéma avec « Lumière ! L’aventure commence »

ECRANS | de Thierry Frémaux (Fr., 1h26) documentaire

Vincent Raymond | Lundi 23 janvier 2017

Qui a déjà assisté à Lyon à une séance d’ouverture/clôture du Festival Lumière a forcément entendu Thierry Frémaux s’acquitter d’un commentaire en direct de vues Lumière (du nom de ces deux frères ayant joué un rôle crucial dans l’histoire du cinéma), dévidant force anecdotes historiques sur le mode badin – il est rompu à cet exercice depuis le centenaire du cinématographe, en 1995. Ces inestimables bobines des premiers temps du 7e art venant d’être restaurées numériquement, l’idée a germé d’en faire revivre une sélection sur grand écran, histoire que les yeux du XXIe siècle redécouvrent le monde du XIXe. Au bilan, 108 vues figurent dans ce programme composé suivant des chapitres thématiques plus que chronologiques ; 108 ultra courts-métrages « escortés » par la voix du patron de l’institut Lumière – son ton, ici plus solennel qu’à l’accoutumée, atteste qu’il est conscient de l’éternité à laquelle il se soumet en posant son timbre sur ces enveloppes cinématographiques. Projetés dans le respect de la vitesse du tournage (donc sans ses odieux accélérés transformant le moindre plan en saynète comique), ces vestiges du passé s

Le Méliès baisse certains prix

ECRANS | Voilà une initiative louable méritant d’être soulignée : Le Méliès concède une réduction tarifaire aux adultes « captifs » – c’est-à-dire à ceux qui accompagnent les (…)

Vincent Raymond | Mardi 13 septembre 2016

Voilà une initiative louable méritant d’être soulignée : Le Méliès concède une réduction tarifaire aux adultes « captifs » – c’est-à-dire à ceux qui accompagnent les enfants pour les films jeune public de moins d’une heure (ces programmes sont fréquents pour les spectateurs dès 3 ans). Désormais, les grands paieront 5 euros au lieu de 7. Autant d’économies qui pourront être investies dans le goûter ou, pourquoi pas, une prochaine place de cinéma…

Le Professeur Foldingue lance les cours du Méliès

ECRANS | C’est parti pour une nouvelle saison de cours de cinéma à destination des adultes. Première étape avec « Docteur Jerry et Mister Love » de Jerry Lewis.

Vincent Raymond | Lundi 21 septembre 2015

Si Le Méliès effectue une rentrée décalée (et tardive), il la fait sous la houlette d’un sacré professeur : Jerry Lewis. C’est en effet avec Docteur Jerry et Mister Love (1963), variation burlesque et bariolée sur le roman de Stevenson avec Jekyll et Hyde, que débutent (le 23 septembre) les cours de cinéma du matin à destination des adultes. Un mercredi par mois à 9h, une œuvre est projetée puis « disséquée » par un spécialiste avant qu’un échange avec la salle ait lieu. Dix films variés composent la saison 2015-2016, formant un cycle titré Les temps changent (1963-1983), dans lequel la fantaisie fantastique de Jerry Lewis a toute sa place ! Car au-delà de la métamorphose de son personnage de Julius Kelp (savant contrefait et inventeur d’une potion le transformant en séducteur), le cinéaste adresse une mise en garde très lucide à ses contemporains, alors au plus chaud de la Guerre froide. Derrière son maquillage, ses irrésistibles pitreries et sa mise en scène impeccable empruntant ses cadrages à l’expressionnisme, Lewis réactualise

D’hier et d’aujourd’hui

ECRANS | La rentrée cinéma, c’est aussi celle du cinéma classique et de patrimoine : alors que la Cinémathèque et le Centre culturel cinématographique dévoilent leurs premières séances, le Méliès relance ses cours de cinéma, en y ajoutant des cours du soir, avec une programmation prestigieuse. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 30 août 2013

Le cinéma de patrimoine va connaître une belle saison à Grenoble. Bien entendu, les deux bastions que sont la Cinémathèque et le Centre culturel cinématographique (CCC) restent les principaux pourvoyeurs en cinéma classique : leur rentrée s’effectuera début octobre avec deux gros morceaux. Le CCC dégaine le premier avec La Nuit du chasseur de Charles Laughton, dans la copie numérique magnifiquement restaurée par Wild Side, qui rend à ce chef-d’œuvre empruntant autant à l’expressionnisme, au film noir et aux contes gothiques toute son ampleur esthétique et mythologique (séance le 2 octobre). La Cinémathèque suivra deux jours plus tard avec un autre film « pictural », mais cette fois-ci dans son sujet, puisqu’il s’agit du Van Gogh de Pialat, avec un Dutronc au-delà du génie, qui sera présenté par le patron de la Cinémathèque française en personne, Serge Toubiana, grand admirateur et connaisseur de Pialat, qui lui a consacré une exposition et un ouvrage, Maurice Pialat, peintre et cinéaste. Pour la suite de sa saison, la Cinémathèque annonce la reprise de son cycle

J’ai un an

ECRANS | En décembre dernier, nous décernions le PB award du meilleur multiplexe art et essai au nouveau Méliès, installé depuis un an en plein cœur de la Caserne de (…)

Aurélien Martinez | Vendredi 21 juin 2013

En décembre dernier, nous décernions le PB award du meilleur multiplexe art et essai au nouveau Méliès, installé depuis un an en plein cœur de la Caserne de Bonne. Pour fêter comme il se doit cet anniversaire, l’équipe aux commandes a prévu deux séances spéciales : une soirée Bollywood le vendredi 28 juin, comme c’était de rigueur rue de Strasbourg, ainsi que l’avant-première du film d’animation Aya (photo) le vendredi suivant. Mais cet anniversaire permet surtout de dresser un premier bilan de ce chamboulement dans le paysage cinématographique grenoblois, avec l’ajout de deux nouveaux écrans. Bruno Thivillier, son directeur, s’en expliquait en juin 2012 dans nos colonnes. « On a conscience d’être dans un contexte concurrentiel, à deux, voire trois, voire quatre maintenant que Chavant se met à la VO… La donne va être modifiée. Il s’agit d’être intelligent de part et d’autre, et de part

Renouvellement des stocks

MUSIQUES | Avec son esprit familial, son ouverture à la bande dessinée et aux arts de la rue, et son éthique environnementale, Le Cabaret Vert, «éco-festival» ardennais (…)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 juin 2013

Avec son esprit familial, son ouverture à la bande dessinée et aux arts de la rue, et son éthique environnementale, Le Cabaret Vert, «éco-festival» ardennais qui soufflera l’an prochain sa dixième bougie, a tout pour être le raout musical estival le plus recommandable du pays. Si ce n’est que nous lui connaissons un prédécesseur haut-savoyard : Musiques en Stock, événement qui non seulement affiche des qualités similaires depuis déjà une douzaine d’années, mais qui se paye en sus le luxe d’être gratuit et de briller par des choix musicaux plus tranchés, plus élégants et plus cohérents. Et on ne dit pas ça uniquement parce que, de School Is Cool, quatuor de popeux belges dont l’exubérance orchestrale fait passer Arcade Fire pour une fanfare vicinale, aux Black Angels, qui depuis bientôt une décennie remodèlent à coups de pulsations psychédéliques leur Texas natal à l’image de la Californie, en passant par Conor O’Brien, le petit prince irlandais du folk à tiroirs (sous le nom de Villagers), et Jon Spencer, le petit père du blues rock à réservoirs, nombre de nos chouchous s’y produiront début juillet. La preuve, on ne vous a touché mot ni des feul

Awards 2012 cinéma

ECRANS | L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement (…)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement décevant. La surprise a donc été de taille lorsqu’on a découvert ce rêve éveillé qu’est Holy Motors, où Denis Lavant se promène à l’intérieur d’un monde qui ressemble à un film (de Carax), incarnant une dizaine de personnages devant des caméras invisibles, passant de l’un à l’autre grâce à une limousine blanche qui, elle-même, finira au garage comme une antiquité d’un autre siècle. Mélancolique et désenchanté dans son projet, Holy Motors est joyeux et gourmand dans son appétit de filmer, sa manière de réinvestir tous les genres pour en livrer des visions uniques, sa façon de réfléchir les grands sujets du moment par la poésie pure et l’évocation inspirée. Une œuvre unique qui a trouvé des défenseurs inattendus (de Jan Kounen à Richard Kelly, et jusqu’aux critiques de Los Angeles qui l’ont élu meilleur film étranger de l’année). L’award du flop de l’année :

Sorties pour tout le monde

ACTUS | Se cultiver lorsque l’on est en fauteuil n’est pas toujours évident. Pourtant, la ville la plus plate de France tire son épingle du jeu. Reportage. Martin Bartoletti

Aurélien Martinez | Mercredi 10 octobre 2012

Grenoble est deuxième ! Pas pour la qualité de son air, ni pour ses facilités de circulation. Mais elle est douée dans l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. L’Association des paralysés de France l’a classée juste derrière Nantes, où l’on respire mieux d’ailleurs. Beaucoup d’efforts ont été réalisés sur les lieux culturels. Pour Hervé Buissier, responsable du service Déplacement-Accessibilité de la Ville, le point fort reste la MC2 : « En 2003, les travaux entrepris à la Maison de la culture ont permis de rendre plus accessible le site. » Ces aménagements ont même valu à la capitale de l’Isère le prix « vivons ensemble la cité ». Au « paquebot », on sort donc vraiment ensemble. L’ambiance « chacun de son coté » a disparu, mettant fin à la frustration que pouvaient ressentir deux amis séparés lors d’un spectacle, par le simple fait que l’un marche et l’autre non. Du côté des concerts et des bibliothèques Que les mélomanes qui préfèrent bières et décors moins feutrés se rassurent, les salles de concerts de la Ville sont aussi très bien équipées. La Bobine dispose d’un accès à 100%. Toilettes comprises. Même un de leur studio d’enregistrement est acc

Le Méliès à flot

ECRANS | C’est ce week-end l’inauguration officielle du nouveau Méliès, après une ouverture remarquée avec l’avant-première d’Holy Motors (film étendard de sa (…)

Christophe Chabert | Lundi 17 septembre 2012

C’est ce week-end l’inauguration officielle du nouveau Méliès, après une ouverture remarquée avec l’avant-première d’Holy Motors (film étendard de sa programmation, toujours à l’affiche en cette rentrée !). D’ailleurs, le programme de ces trois jours (21, 22 et 23 septembre) se veut le reflet de sa politique axée sur l’art et essai, le cinéma de recherche, le cinéma de patrimoine et les films jeune public. Ainsi, dès vendredi, ce sont les troisièmes aventures de Kirikou (Kirikou et les hommes et les femmes) qui seront projetées en avant-première et en présence de Michel Ocelot. Suivront, toujours à destination des plus jeunes spectateurs, l’avant-première du Jour des corneilles, film d’animation français sous influence Miyazaki et qui est aussi la dernière prestation (vocale) de l’irremplaçable Claude Chabrol, et 10, 11, 12 Pougne, recueil de courts-métrages présentés au Méliès par son co-réalisateur Antoine Lanciaux. Le dimanche matin, le Méliès proposera un cours de cinéma autour du chef-d’œuvre « indien » de Jean Renoir, Le Fleuve

Le changement dans la continuité

ACTUS | « Depuis les débuts du Méliès en 67/68, les films à destination des enfants étaient déjà là. Il y a depuis toujours cet ancrage du côté de l’éducation au cinéma, de l’éveil à (…)

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

« Depuis les débuts du Méliès en 67/68, les films à destination des enfants étaient déjà là. Il y a depuis toujours cet ancrage du côté de l’éducation au cinéma, de l’éveil à un cinéma différent… Au fil du temps, il a pris des formes variées, le côté patrimonial est devenu aussi très important. Et c’est au milieu des années 80 qu’il a pris appui sur un cinéma plus directement dans le champ commercial, du côté du cinéma art et essai. » Voilà comment Bruno Thivillier évoque la ligne éditoriale de son cinéma. Un cinéma doté de trois labels de qualité : recherche et découverte, jeune public, et patrimoine et répertoire. Des labels qui concordent avec l’esprit de la Ligue française de l’enseignement, qui porte le projet du Méliès (tous les employés du cinéma – même le directeur – sont salariés de l’association). La Ligue a ainsi vu le jour en 1866, avec le but de lutter pour une école gratuite, laïque et obligatoire. En 1925, le projet est redéfini, autour de l’idée de l’éducation des individus tout au long de leur vie. La Ligue française de l’enseignement crée alors des sections spécialisées dans tous les domaines des loisirs : le sport, les vacances, et donc la culture.

Le Méliès, un cinéma « du voir et du faire »

ACTUS | Lorsque nous avons visité le chantier la semaine dernière, une dizaine de jours avant l’ouverture, tout n’était pas prêt (les fauteuils devaient ainsi être (…)

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Lorsque nous avons visité le chantier la semaine dernière, une dizaine de jours avant l’ouverture, tout n’était pas prêt (les fauteuils devaient ainsi être rapidement livrés), mais l’ambiance était bel et bien posée : le nouveau Méliès est spacieux et classieux, avec un hall gigantesque, un espace bar cosy, un kiosque-librairie, et de nombreuses baies vitrées donnant sur l’extérieur. De quoi changer diamétralement des anciens locaux rue de Strasbourg, et même des autres cinémas grenoblois à taille humaine, plus labyrinthiques et usés (des travaux de rénovations sont ainsi prévus au Club). Ce nouveau Méliès est doté de trois salles de cinéma. Une de 133 places, baptisée En attendant le bonheur (film d’ Abderrahmane Sissako). Une de 150 places, s’autoproclamant fièrement Le Nouveau monde, à l’image du long-métrage de Terrence Malick. Et enfin, une plus grande de 241 places, logiquement prénommée Le Voyage dans la Lune, œuvre phare de Méliès. Des salles pour deux d’entre elles doublement équipées en 35 mm et en numérique, pour pouvoir diffuser tout type de film – notamment ceux du répertoire qui n’ont pas de copie numérique. À noter au

Le Méliès rebat les cartes

ACTUS | Le samedi 23 juin, veille de la fête du cinéma, ouvrira le nouveau Méliès, qui abandonnera ainsi son unique écran rue de Strasbourg pour trois salles spacieuses en pleine Caserne de Bonne. Un déménagement et un agrandissement attendus de longue date, qui vont quelque peu redéfinir le paysage du cinéma d’art et d’essai à Grenoble.

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Quartier de Bonne, entre Championnet et les Grands boulevards. Ce qui n’était encore il y a dix ans qu’une caserne à l’abandon est aujourd’hui une mini-ville un peu Playmobil, avec ses immeubles flambant neufs, son centre commercial lounge, son parc design… Et maintenant son cinéma art et essai doté de trois salles ; soit le Méliès, cinéma associatif situé auparavant rue de Strasbourg. Un projet de déménagement et d’agrandissement dans les cartons depuis un petit bout de temps, comme l’explique Bruno Thivillier, directeur des lieux. « On avait besoin de grandir, nous qui avions un outil un peu obsolète, datant de 1967, avec une seule salle de 96 fauteuils… L’idée est née en 2002. La première venue sur le site, c’est 2003. À l’époque, c’était encore vraiment la Caserne de Bonne, avec des bâtisses militaires, des écuries… C’était sauvage, il y avait un terrain de foot, plein d’herbes folles. J’ai alors rédigé un projet d’agrandissement, que l’on a présenté aux élus de Grenoble, et au directeur de l’entreprise qui avait la maîtrise du site. La Ville a alors pris du temps pour le valider et le lancer [la première pierre a été posée à l’été 2010 – NDLR],

Un ciné-concert pour l’ouverture du nouveau Mélies

ECRANS | Mi-juin (la date sera précisée plus tard), le cinéma Le Méliès de Grenoble, labellisé art & essai, déménagera de la rue de Strasbourg pour passer d’une salle (…)

Aurélien Martinez | Mercredi 25 avril 2012

Mi-juin (la date sera précisée plus tard), le cinéma Le Méliès de Grenoble, labellisé art & essai, déménagera de la rue de Strasbourg pour passer d’une salle unique à trois salles, quartier de Bonne. Et l’on connaît déjà l’un des évènements d’inauguration du nouveau bâtiment: le 20 juin, on pourra assister à un ciné-concert exceptionnel avec le groupe H-Burns, sur le film BadLands de Terrence Malick. Ça donne envie!

Hugo Cabret

ECRANS | Sous couvert d’un conte familial aux accents dickensiens, Martin Scorsese signe une œuvre ambitieuse et intemporelle, où il s’empare de la 3D pour redonner vie au cinéma des origines et à un de ses maîtres, Georges Méliès.

Christophe Chabert | Jeudi 8 décembre 2011

Dans la première partie d’Hugo Cabret, le jeune orphelin Hugo délaisse un temps les horloges de la Gare Montparnasse pour emmener sa nouvelle amie Isabelle au cinéma. Elle n’y est jamais allée, son père — qu’elle appelle Papa Georges — vouant une haine inexplicable envers ses images en mouvement. Dans cette salle obscure où les deux gamins sont rentrés clandestinement, on diffuse Monte là-dessus, avec Harold Lloyd suspendu dans le vide se retenant aux aiguilles d’une immense pendule. Ce parallèle entre les activités d’Hugo et la fiction qu’il regarde n’est pas ce qui intéresse la mise en scène de Martin Scorsese. En effet, le cinéaste ne cherche pas la rime mais le contraste. Car si l’image du film dans le film reste obstinément dans sa 2D originelle, celle des deux enfants face à lui est en 3D, et les rayons lumineux du projecteur découpent à la perfection leurs silhouettes avant de se jeter hors de l’écran vers le spectateur, à son tour émerveillé. En quelques plans, Scorsese trace un pont fulgurant entre l’image cinématographique des débuts du XXe siècle, muette, en noir et blanc, plate mais véhiculant l’émotion naïve des films pionniers,

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