Les musées misent toujours plus sur les nouvelles technologies – Lausanne Cités

Il est ainsi possible de rester proche de son public. Pour diffuser des images et des informations, une multitude de plateformes de réseaux sociaux telles que Facebook, Instagram, Twitter, YouTube ou Pinterest existent.»L’Association des musées suisses rappelle qu’il est possible d’aller encore plus loin: «Grâce à la numérisation, les musées peuvent proposer à leurs publics de nouveaux accès aux activités de leur institution: médiation, recherche, collection et exposition. La numérisation de la collection renforce non seulement sa gestion interne, mais fait également du patrimoine culturel commun un bien à partager, public et réutilisable d’un simple clic. Il est également possible de montrer des œuvres qui ne sont d’habitude pas montrées au public.»Une extension de l’offre confirmée par Diletta Guidi et Magali Jenny dans leur rapport intitulé «Enquête sur la digitalisation des musées de Suisse romande: vers une virtualisation de la culture?»: «Le «degré de digitalisation» d’un musée, soit l’ampleur de l’investissement d’une institution culturelle dans le digital, varie en fonction de sa politique et de ses ressources financières et humaines.Musée 2.0Toutefois, peu importent leurs budgets ou les capacités techniques de leurs équipes, aujourd’hui l’immense majorité des musées possède au moins une page Internet avec des informations de base les concernant. À côté de ce digital a minima, de ces «vitrines» digitales, le gros des musées recourt davantage au digital en exploitant plusieurs de ses déclinaisons.» Une évidence, le musée de demain se parera des nouveaux outils technologiques pour élargir sa cible et donc sa fréquentation. Sans pour autant devenir un lieu purement numérique comme le rappellent Diletta Guidi et Magali Jenny: «Finalement, la question du remplacement des musées physiques par des espaces digitalisés n’a jamais émergé. Ce n’est pas une préoccupation des acteurs des musées, qui pensent plutôt à un avenir mixte pour leurs institutions. Il en va de même pour les publics, également favorables à l’idée d’un musée hybride.»

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