En Espagne, les librairies indépendantes “ont eu une seconde chance avec la pandémie” – Actualitté

Les librairies ont fait des pas de géant vers l’adaptation technologique et la réorganisation de nos espaces en tant qu’agents culturels, même s’il est vrai tous n’ont pas fait ce travail nécessaire, ou alors pas au même rythme. »

Il ajoute que le secteur a également été soutenu par l’outil d’analyse des ventes Librired, qui fournit des informations quotidiennes grâce aux données partagées de plus de 850 librairies dans toute l’Espagne.

Il en appelle cependant à la prudence, « car la situation économique est compliquée et la croissance n’est pas la même pour tous les types de librairies ». Alors que l’association s’était préparée à un recul de 23 % des ventes durant les trois mois de fermeture de 2020 liées au confinement strict espagnol, la baisse avait seulement été de 8 %.

Positif pour les librairies indépendantes

Pour Marina Sanmartín, de la librairie indépendante Cervantes & Cía, basée à Madrid, « les librairies indépendantes ont eu une seconde chance avec la pandémie. Nous avons gagné des clients et de l’attention, et maintenant le défi est de ne pas décevoir ceux qui viennent d’arriver ou de reprendre la lecture. » Optimiste, elle estime qu’ils dépasseront en fin d’année les 15 % avancés par CEGAL, sur la base de leurs propres chiffres, favorisés notamment par le retour des salons du livre, après la fin des mois de restrictions.

Ramírez, de la librairie La Central, témoigne de son côté : « Ces mois-ci, nous avons vu affluer un nouveau public, des jeunes, mais aussi des personnes âgées qui ont découvert ou redécouvert en lisant non seulement un moyen de se divertir, mais plutôt un outil pour mieux faire face à ce défi et à d’autres à venir dans un monde si incertain. »

Pour la filiale espagnole de Taschen, l’année 2020 a été l’occasion de réfléchir « à de nouvelles manières de nous rapprocher du public et, surtout, de fidéliser notre public », selon son représentant espagnol, Jesús Martinell. « Le secteur a besoin de réformes plus nombreuses et plus adaptées pour continuer à fournir un service de qualité à nos clients », ajoute-t-il, à la faveur de cette nécessité d’adaptation liée à la période pandémique.

Cependant, toutes les librairies n’ont pas vécu les mois de fermeture pour cause de Covid de la même manière. En effet, les vendeurs de livres d’occasion, qui n’entrent pas dans les statistiques du CEGAL, n’ont pas eu accès aux aides publiques.

Favoriser la formation des libraires

Un plan de promotion de la lecture 2021-2024 avait été annoncé par l’état fédéral espagnol, mais aujourd’hui, de nombreux acteurs du secteur dénoncent un projet au point mort. Dans le même ordre d’idées, le libraire Ramírez estime également que l’aide publique doit viser à résoudre les problèmes endémiques et à donner « une meilleure formation aux nouveaux libraires, des initiatives qui aident à étendre, diversifier et professionnaliser le réseau de librairies, des investissements qui aident à construire un réseau de librairies plus efficaces et plus agiles, une distribution qui permet aux librairies physiques de concurrencer le commerce en ligne

Outre ces nouvelles aides d’État potentielles, le secteur devrait pouvoir s’appuyer sur des aides européennes, baptisées Next Generation, dont le porte-parole du CEGAL souligne l’importance : « C’est une opportunité dont nous allons profiter pour permettre aux libraires de mieux se former, que ce soit dans le développement technologique de leurs activités, et les questions de développement durable. »

« Il nous manque encore des aides plus axées sur la promotion culturelle et la promotion de la lecture, et nous, en tant que Confédération, allons travailler sur un projet appelé Bibliothèques ouvertes, qui veut favoriser la transition générationnelle et favoriser un minimum d’implantation territoriale, avec des politiques actives d’aide aux établissements en milieu rural », conclue-t-il.

Crédits : Dimitris Kamaras (CC BY 2.0)

Toutes et tous n’ont pas encore ouvert le bal de la communication, mais les présidentielles 2022 se déroulent d’ores et déjà en librairie. Peut-être plus que d’ordinaire. Chacun le sait : pas de bonne campagne sans un livre politique – cette extension imprimée entre le manifeste et le tract idéologique développé. Avec d’étonnantes corrélations entre les ventes déjà comptabilisées et les perspectives pour les candidats…

Le groupe Lagardère fait état d’un chiffre d’affaires, arrêté au 30 septembre 2021, de 3,5 milliards €, en hausse de 13 %, à données comparables, par rapport à l’année 2020. Si l’activité d’édition porte toujours une partie des résultats du groupe, la reprise des voyages et du tourisme permet de faire tourner à nouveau les machines…

En octobre 2020, le groupe Actissia obtenait de l’État un prêt de 10 millions €, pour l’aider à travers la crise Covid. Une somme qui devait aider l’entreprise à achever sa transformation, après deux années de restructuration. Sauf que la crise sanitaire a été compliquée, bien plus que prévu encore. Et les derniers chiffres de vente affichent une baisse en regard de l’historique.

La sucession de confinements a permis à la vente en ligne de considérablement se développer. Une aubaine pour certaines entreprises. Parmi celles-ci, le groupe Darty, spécialisé dans la distribution de matériel électroménager, électronique et de produits culturels, a annoncé jeudi 21 octobre un chiffre d’affaires de 1,85 milliard d’euros au troisième trimestre, un chiffre en légère baisse (-0,3%) par rapport au troisième trimestre 2020. Ce résultat s’expliquerait par l’instauration du pass sanitaire.

#SALTO21 (Depuis Turin) – Les nouvelles pour l’édition italienne sont très positives. Selon les données présentées le 15 octobre au Salon du livre de Turin, « l’édition de varia (c’est-à-dire les livres imprimés de fiction et de non-fiction vendus dans les librairies physiques et en ligne et dans la grande distribution) pourrait clôturer l’année avec une croissance à deux chiffres comprise entre 11 et 16% ». Et ce n’est pas la seule nouvelle importante à ressortir de cette étude…

Les effets à long terme de la loi instituant des frais de port minimaux pour l’expédition des livres sont difficiles à prédire, mais une chose est sûre : la facture des achats de livres neufs sur internet va s’alourdir. Dans cette perspective, la vente de livres d’occasion affute ses arguments, et l’un des acteurs du secteur, Momox, profite de… l’occasion.

La perspective d’un rapprochement entre Editis et Hachette Livre préoccupe les libraires — et les salariés des deux groupes. Le projet stratégique de Lagardère pour 2022-2024 ne rassurera personne. À l’occasion de la réunion du Conseil d’administration ce 24 septembre, plusieurs points d’actions sont présentés, avec au cœur des attentions, Lagardère Publishing, la filiale tant convoitée par Vincent Bolloré.

L’annonce d’une OPA de Vivendi sur Lagardère a déchaîné un vent de folie : le démantèlement du groupe d’Arnaud, déjà dénoncé par Arnaud Nourry, la fin de l’identité Hachette, la concentration… Et les analyses dans la presse se suivent, toujours avec des perspectives alarmistes. Mais si, hypothèse de travail, Vincent Bolloré n’avait pas en tête de faire engloutir Hachette par Editis ? Mais au contraire, de produire une entité tierce ?

Entre le marketing et la communication, quel espace reste-t-il pour les livres ? Une conférence organisée par le Bookseller laisse entendre que les ventes de ces derniers mois en jeunesse ont été largement dans le vert. Une croissance de 11 %, tirée par les albums, la non fiction… Et dans le même temps, le segment Young Adult explose avec 61 % de mieux… grâce à TikTok ?

Les clients des librairies indépendantes ont été interrogés, au cours de l’été 2021, sur leurs relations avec les commerçants et l’impact de la crise sanitaire sur celles-ci. À en croire les réponses recueillies, les libraires n’ont pas trop de souci à se faire vis-à-vis de leur clientèle, particulièrement fidèle et impliquée.

Ni buvard ni LSD dans cette affaire, mais bien des documents “sous acide”. La Bibliothèque du Congrès a attribué un contrat de 5,5 millions de dollars à Preservation Technologies, basée à Cranberry Township, en Pennsylvanie, pour des services de désacidification de masse. Preservation Technologies, L.P. est une entreprise qui fournit également des outils de numérisation aux bibliothèques, aux archives et aux entreprises à l’international.

L’agence BookNet Canada s’est penchée sur l’évolution des pratiques des usagers des bibliothèques canadiennes, entre 2020 et 2021. Une tendance nette se dessine, avec une forte baisse des emprunts d’une année à l’autre. Motif de réjouissance, toutefois, les Canadiens restent fortement attachés à leurs bibliothèques publiques.

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