Croquinotes

Un sketchnote (ou croquinote en français), est une note réalisée à l’aide d’un dessin. Il s’agit plus précisément d’une technique de facilitation graphique permettant la prise de note visuelle.

En 2006, le designer et auteur Mike Rohde a conçu la méthode du sketchnoting. Rohde considérait que la prise de notes traditionnelle échouait à capturer l’ensemble des détails. Il voulait combiner les méthodes traditionnelles de prise de notes avec le gribouillage pour créer des notes plus faciles à mémoriser. Après l’invention de cette nouvelle technique, Rohde a constaté qu’elle l’aidait à rester concentré sur le sujet en question et que la mémorisation de ses notes s’était améliorée en raison des illustrations et de leur attractivité visuelle. Rohde a d’abord qualifié ses notes de « sketchnotes » parce que sa technique combinait des croquis (« sketches ») et des notes classiques (« notes ») pour capturer des notions-clés. Après une pratique continue de sept ans, Rohde a publié deux livres, The Sketchnote Handbook et The Sketchnote Workbook pour promouvoir la technique du sketchnoting.


Copyright © Cyril Maître

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Les avantages du sketchnoting

1. Améliore la concentration et la compréhension

Pratiquer le sketchnoting nécessite une écoute active, c’est-à-dire qu’il ne suffit pas d’entendre mais qu’il faut écouter et comprendre ce qui est dit pour le retranscrire de manière efficace. Il est essentiel de comprendre le plan, la structure globale et de filtrer les idées utiles du discours/du cours. En effet, on ne peut dessiner que ce que l’on a compris !

Notons que prendre note à la main aiderait plus à la compréhension et à l’apprentissage que la prise de note à l’ordinateur (sauf en présence de troubles DYS comme la dysgraphie, par exemple). J’entends déjà les « geeks » crier « noon, c’est pas vraiii ! » mais il semblerait que nous aurions tendance, lors de la prise de notes à l’ordinateur, à inscrire plus de choses et à moins sélectionner les informations vraiment essentielles. Et pourtant, trier l’information permet déjà de se l’approprier !

2. Améliore la mémorisation

De par sa démarche « active », le sketchnoteur réfléchit à ce qui est dit, à la façon dont il va représenter les choses, aux informations qui apparaitront dans sa synthèse. De ce fait, son cerveau mémorise déjà une bonne partie de l’information.

De plus, selon Allan Paivio et sa théorie du double codage (1971), le fait d’associer codage auditivo-verbal (mots) et visuel (les images/dessins) facilite l’apprentissage car nous créons alors deux routes différentes qui amènent l’information au cerveau.

3. Un outil « tête-cœur-corps »

Cet outil allie notre cerveau (obligation de réfléchir et comprendre), notre corps (mouvements corporels nécessaires à l’écriture et au dessin) et nos émotions (plaisir pris à créer et fierté une fois le travail terminé).

4. Nous interprétons plus rapidement les images que les mots

En effet, une image est interprétée par notre cerveau en 11 millisecondes !

5. Stimule la créativité

Bon ici, ça parait logique, je ne vais pas vous faire un dessin. Quoique… puisqu’un dessin vaut mille mots


Comment sketchnoter ?

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Les bases

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Les éléments de base du sketchnote

Le texte

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Le lettrage

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Les formes de base

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Les conteneurs

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Les connecteurs

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Les icones, pictogrammes et symboles

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Les croquis et illustrations

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Différences entre facilitation graphique, scribing et sketchnoting

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Exemples

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